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COMMUNIQUE

Communiqué du représentant de l'ARD sur les armées étrangères à Djibouti


Alwihda Info | Par Maki HOUMED-GABA - 17 Mars 2018 modifié le 17 Mars 2018 - 15:12

Le représentant de l'ARD, Maki HOUMED-GABA, a présenté une communication orale à la conférence de l'EHESS à Paris organisée le 15 mars 2018 par l’association Survie et l'EHESS portant sur le thème "L’Armée française et les valeurs de la république, état des lieux".


Le représentant de l'ARD a présenté une communication orale à la conférence de l'EHESS à Paris organisée le 15 mars 2018 par l’association Survie et l'EHESS portant sur le thème "L’Armée française et les valeurs de la république, état des lieux".

L'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) a pu accueillir dans un amphithéâtre dédié un débat de spécialistes pointus sur la place des questions militaires dans le paysage français. Contributeurs : Claude Serfati, Christel Coton, Raphaël Granvaud, Marielle Debos et Nathaniel Powell. Modérateurs : Sylvain Laurens et Julien Moisan.

Dans ce cadre, le représentant de l'ARD a obtenu la parole pour présenter la particularité des armées du monde stationnées à Djibouti.

L’allocution a porté sur les faiblesses inintelligibles des forces armées de quatre pays aussi sérieux que France, Etats-Unis d’Amérique, Japon et Chine, incapables à Djibouti de lever le ton contre un absolutisme affiché manœuvré par un micro-dictateur d'un micro-Etat, alias Ismaël Omar Guelleh.

Le césar tropical ne fait pas même l'honneur à ces pays d'émarger à son budget national les recettes financières encaissées en location des terres militaires.

La France qui avait soutenu militairement le couronnement au pouvoir du despote sous l'opération Iskoutir de février 1992 à juin 1999, année de son intronisation présidentielle, est aujourd'hui en peine dans le rôle d’un docteur Frankenstein dépassé par un monstre de laboratoire qui menace de la faire déguerpir du territoire au profit de la Chine.

Au vu et au su de tous, Ismaël Omar Guelleh a interdit la démocratie à Djibouti, a délégalisé les partis politiques d’opposition, a privatisé l’Etat, et a fait modifier la constitution pour sa présidence à vie.

Réflexion soumise officiellement à la méditation des chercheurs : quelle crédibilité accorder à des puissances militaires dont une concentration contre-nature sur un micro-territoire ne permet pas de déboucher sur un minimum de bien-être social pour moins d'un million d'habitants écrasés par un potentat local ?

Maki Houmedgaba
Représentant de l'ARD en Europe
Paris, le 14 mars 2018