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AFRIQUE

Côte d’Ivoire : La Spdc plaide pour un accès total des Ivoiriens au casino du Sofitel hôtel Ivoire d’Abidjan


Alwihda Info | Par Narcisse Yao - 27 Avril 2018 modifié le 27 Avril 2018 - 03:38


La Société des palaces de Cocody (Spdc) par la voix de sa directrice générale, Diarrassouba Maférima a fait un plaidoyer pour l’accès des nationaux Ivoiriens à la salle des jeux de table du casino Barrière ‘’L’Eléphant d’or’’, du Sofitel hôtel Ivoire d’Abidjan-Cocody. C’était au cours d’une conférence de presse de lancement de la célébration du premier anniversaire de la réouverture dudit établissement de jeu.

Selon Diarrassouba Maférima, les nationaux Ivoiriens ont jusque-là, un accès limité au casino, conformément à une loi de réglementation datant de 1969. « Seules les machines à sous et les tables de jeux traditionnels sont accessibles aux Ivoiriens », a-t-elle signifié. Ainsi, a-t-elle appelé à la révision de cette disposition, vu qu’elle est aujourd’hui dépassée, en tenant compte de l’évolution de la société ivoirienne dans son ensemble.

Parlant des festivités marquant le premier anniversaire de la réouverture du casino ‘’L’Eléphant d’or’’, la directrice générale de la Spdc a annoncé qu’elles vont se dérouler du 27 avril au 1er mai prochain. Elles seront rythmées pendant cette période, de musique, d’humour et de cocktail dinatoire chaque jour, de 21 heures à l’aube, a-t-elle précisé. Puis d’annoncer une tombola, dont le tirage aura lieu le 1er mai, avec pour gros lot une voiture, en plus de lots intermédiaires.

Emboîtant le pas a la première responsable de la Spdc, le directeur du développement des casinos du groupe Barrière, Gilles Meillet, a également appelé à la révision de cette loi de 1969, qui d’après lui, « très contraignante ». « Cette loi nous interdit de communiquer, d’informer et de faire de la publicité », a-t-il relevé. Non sans laisser entendre que l’assouplissement de cette disposition va faciliter l’exploitation du casino.

En effet, Gilles Meillet a signifié que la levée de l’interdiction des Ivoiriens à la salle des jeux de table, de même que l’accès à la publicité, pour attirer la clientèle dans la sous-région et même au-delà, allait augmenter leur chiffre d’affaires, pour faire gagner l’Etat de Côte d’Ivoire. Car dira-t-il : « 29% de nos recettes sont reversées à l’Etat ».

Jugeant en outre le bilan de l’année écoulée « positif », depuis la réouverture du casino le 1er mai 2017, Gilles Meillet a annoncé avoir réalisé un chiffre d’affaires d’environ 3 milliards de F Cfa. Pour 4600 entrées, 2800 couverts servis et près de 30 concerts accueillis.

Il a souligné que la salle de jeux du casino ‘’L’Eléphant d’or’’ est la seule en Afrique de l’ouest à proposer 4 tables de poker contrepartie connectées à un jackpot progressif commun, dont le montant initial minimum est de 5 millions de F Cfa. Et de préciser que le jackpot actuel de 50 millions de F Cfa, représente la grosse dotation de toute l’Afrique.

Relevant que le groupe Barrière est extrêmement impliqué dans la prévention contre l’addiction au jeu, Gilles Meillet a indiqué que le casino se réserve le droit de restreindre ou d’interdire son accès à toute personne qui pourrait se mettre en danger ou même ses proches, par une pratique excessive de jeu.