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AFRIQUE

Les politiques d'intégration régionale en Afrique améliorent l'accès aux autres marchés


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 18 Novembre 2019 modifié le 18 Novembre 2019 - 08:10

Les politiques d'intégration et les projets d'infrastructure permettent aux entreprises africaines de se développer, selon un nouveau rapport de l'EIU. L'expansion des réseaux de télécommunications stimule la croissance des nouveaux services numériques en Afrique subsaharienne.


Les politiques d'intégration régionale en Afrique améliorent l'accès aux autres marchés. © DR
Les politiques d'intégration régionale en Afrique améliorent l'accès aux autres marchés. © DR
Pour assurer la croissance économique en Afrique, il faut que les entreprises locales se développent. Un nouveau rapport rédigé par The Economist Intelligence Unit (EIU) "Promise and perils : Scaling up businesses in sub-Saharan Africa", examine les facteurs qui permettent aux entreprises de la région de se développer. Il examine l'environnement politique, l'état de la technologie et de l'infrastructure, ainsi que les options de financement qui permettent aux entreprises d'accéder aux marchés d'autres pays sur le continent et au-delà.
 
Parmi les politiques d'intégration les plus ambitieuses figure l'Accord de libre-échange continental africain, qui vise à réduire les barrières tarifaires et non tarifaires. Si l'ensemble du continent
mettre en œuvre l'accord, il créerait un marché unique de plus d'un milliard de consommateurs avec un PIB total de plus de 3 000 milliards de dollars américains.
 
L'élargissement et l'amélioration de la connectivité à Internet entraîneront la prochaine vague d'innovation technologique, ce qui permettra aux entreprises de développer de nouveaux services numériques pour les consommateurs sur le continent. D'ici 2025, la couverture du réseau mobile 3G devrait représenter 61 % de la téléphonie mobile. Des entreprises chinoises et du CCG ont identifié des opportunités d'expansion des réseaux de télécommunications de la région.
 
Le capital-investissement et le capital-risque ont alimenté la croissance des petites et moyennes entreprises en Afrique subsaharienne. Le capital-investissement a conclu des opérations d'une valeur de 25 milliards de dollars américains entre 2013 et 2018 et les opérations de capital risque ont quadruplé entre 2017 et 2018.
 
Le rapport explore également le rôle des investisseurs étrangers dans la facilitation de l'expansion des entreprises, en se concentrant sur celles basées dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Les investissements dans le Golfe sont concentrés en Afrique de l'Est, les Émirats arabes unis en tête. Les Émirats arabes unis figurent parmi les dix premiers pays sources d'investissements étrangers directs en Afrique subsaharienne, avec des investissements de 649 millions de dollars entre 2015 et début 2019.
 
L'ensemble de ces éléments permet aux PME africaines d'étendre leurs activités, ce qui présente également des opportunités attrayantes pour les investisseurs. Melanie Noronha, rédactrice en chef du rapport, a déclaré que : "la reprise de la croissance en Afrique offre l'espoir que le continent pourra revenir à la croissance de son PIB au début du millénaire, mais seulement si ses entreprises peuvent se développer à l'intérieur et au-delà des frontières. Mettre en place l'environnement pour permettre aux entreprises de passer à l'échelle en ASS n'est pas chose facile, mais bien fait, il peut créer une rampe de lancement pour la prochaine entreprise mondiale."