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AFRIQUE

Mois de l'amnistie en Afrique : Amalkher Djibrine Souleymane fait un vibrant plaidoyer


Alwihda Info | Par Abakar Chérif - 19 Septembre 2020


La vice-présidente du Conseil économique, social et culturel de l'Union Africaine (ECOSOCC), Mme. Amalkher Djibrine Souleymane, s'est exprimée samedi à N'Djamena, à l'occasion de la célébration du mois de l'amnistie africaine.

Le mois de septembre de chaque année est proclamé symboliquement "Mois de l'amnistie africaine" pour la remise et la collecte des armes illégalement détenues, étant donné que la Journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre.

"Le fléau des armes illégales, leur prolifération et leur utilisation illicite dans diverses parties de l'Afrique, causent plusieurs morts, des souffrances immenses, le déplacement de population, la détérioration des moyens de subsistance, la destruction des infrastructures et la perturbation des activités économiques", rappelle Amalkher Djibrine Souleymane.

Selon elle, l'Afrique doit oeuvrer pour mettre fin à toutes les guerres, aux conflits civils, à la violence sexiste, aux conflits violents et à la prévention du génocide, dans l'objectif exclusif de créer une Afrique exempte de conflits, intègre et prospère, tel qu'envisagé dans l'agenda 2063.

"Si le mois de septembre est désigné par l'Union Africaine comme mois de l'amnistie, c'est pour exhorter les civils en possession d'armes illégales de les remettre aux autorités sans risquer d'être arrêtés ou poursuivis", indique la vice-présidente de l'ECOSOCC.

Cette année, de multiples activités sont organisées par l'ECOSOCC au cours de ce mois. Une caravane allant du Maroc jusqu'en Ethiopie, en passant par plusieurs pays dont le Tchad, est organisée. La caravane consiste à organiser plusieurs activités de sensibilisation et des débats, partout sur le continent africain.

De même, l'ECOSOCC a organisé cinq grands débats à l'échelle continentale et plusieurs activités de plaidoyer vis-à-vis des gouvernements et de la société civile.

"Le défi le plus redoutable est probablement le fait que ces armes proviennent pour la plupart de l'extérieur du continent, et qu'elles sont parfois recyclées d'une zone de conflit à une autre. Limiter le flux de ces armes pourrait peut-être amener les gouvernements et d'autres acteurs à dialoguer. Les programmes de bonne gouvernance sont le moyen de minimiser les conflits dans une très large mesure", affirme Amalkher Djibrine Souleymane.

L'ECOSOCC lance un appel à toutes les composantes de la société de s'approprier le mois de l'amnistie et de contribuer efficacement aux collectes des armes illicites pour donner espoir au rêve Africain de prospérité et de paisibilité.