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AFRIQUE

Plus de 90% des Togolais sont réticents à dénoncer la corruption, selon une étude


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 9 Août 2020


Lomé. Image d'illustration © Droits réservés
Lomé. Image d'illustration © Droits réservés
Lomé - 97,4% des togolais victimes ou témoins des cas de corruption sont réticents à les dénoncer, c’est selon les résultats d’une étude sur la perception et le coût de la corruption menée conjointement par la HAPLUCIA et l’INSEED qui ont été présentés le jeudi 06 juillet 2020 à Lomé.

Les raisons évoquées se résument à la perception de la corruption et l’inaction des institutions de répression. D’après les personnes interrogées, la corruption est devenue une « pratique courante » et « payer ou offrir des cadeaux à des fonctionnaires » reste une chose normale.

Malgré la création des organes de lutte contre le fléau et les bonnes intentions affichées par les gouvernants, la répression peine à suivre. De fait, les citoyens dénoncent « l’inaction des services habilités à lutter contre la corruption et l’impunité ».

Par ailleurs, d’autres conclusions de cette étude menée de décembre à janvier auprès de 400 petites sociétés et 2645 personnes révèlent qu’environ 10 milliards de FCFA de pots-de-vin sont versés chaque année par des particuliers et des entreprises. « Ces données illustrent bien ce phénomène qui est très répandu dans notre pays », a déploré le président de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), Essohana WIYAO.

Rappelons que dans le classement 2020 de Transparency International, le Togo en matière de corruption figure parmi les mauvais élèves. Sur 180 pays concernés par ce classement, le Togo occupe la 130è place avec une moyenne de 29 sur 100. Le pays était pourtant mieux classé en 2018 puisqu’il pointait au 129è rang.