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COMMUNIQUE

Tchad : la CTDDH dénonce des arrestations illégales dans la région du Lac


Alwihda Info | Par CTDDH - 1 Août 2018 modifié le 1 Août 2018 - 04:24


La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l'Homme (CTDDH) informe l'opinion publique nationale et internationale que la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de NDjamena par arrêté N013/2018 avait ordonné la mise en liberté des nommés CHEIK ABAKAR ISSA, KALA ALI MBODOU, HASSAN ADAM et ALHADJ MOUSSA MBODOU.

Conformément à cette décision, le procureur général près la Cour d'appel de Ndjamena avait signé leurs ordres de mise en liberté ayant permis leur libération effective.

Contre toute attente, le gouverneur de la Région du Lac les a remis aux arrêts pour les mêmes faits.

Contacté par la CTDDH, le Ministre de la Justice garde des sceaux chargé des droits humains ainsi que le Procureur général qui avaient de ce fait tous deux demandé la libération de ces personnes illégalement détenues, se sont vus opposé un refus catégorique d'obtempérer du gouverneur qui n'a pas hésité à narguer ouvertement la justice.

La CTDDH indignée par cette pratique d'une autre époque, rappelle à Mr Mahamat ABBA ALI SALAH que le faite qu'il soit le beau-frère de Deby ne lui donne aucunement le droit de violer un des droit fondamentaux de ces citoyens à savoir le droit à la liberté.

La CTDDH souligne qu’après l'affaire Nouki Charfadine, le refus du gouverneur du Lac de respecter la décision de justice montre une fois de plus que les autorités administratives se croient au-dessus de la loi et n'ont aucune idée de la notion de séparation des pouvoirs ; c'est ainsi que la récurrence des interférences chroniques des affidés de Deby dans le pouvoir judiciaire a atteint un seuil insupportable.

Ces agissements très graves qui sapent le fondement d'un état qui se veut de droit sont les conséquences des nominations anarchiques et irresponsables du pouvoir MPS qui préfère des incultes sans qualification à la tête de nos régions en lieu et place des cadres compétents issus des écoles d'administration.

Enfin, la CTDDH exige la remise en liberté immédiate et sans conditions de ces citoyens citées ci haut.

Faute de quoi, elle saisira les instances internationales des droits de l'homme pour toutes fins utiles.

Elle reste par ailleurs saisie de la question jusqu'au dénouement total de l'affaire.

Fait à Ndjamena le 29/07/2018

Le Secrétaire Général
Mahamat Nour Ahmet Ibedou