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POINT DE VUE

Tchad : un médecin s’insurge contre la pratique du compérage dans les hôpitaux et cliniques


Alwihda Info | Par Dr. Djiddi Ali Sougoudi - 3 Août 2019 modifié le 3 Août 2019 - 08:04


Illustration. Un stéthoscope. © DR
Illustration. Un stéthoscope. © DR
Dr. Djiddi Ali Sougoudi, secrétaire général du Syndicat des médecins du Tchad (SYMET), par ailleurs coordonnateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme, s’insurge contre la pratique du compérage qui consiste à ce que deux personnes soignantes s’entendent, au détriment d’une troisième personne qui est le patient, pour lui soutirer des sous avec des prestations de soin lucratif.

Pour Dr. Djiddi Ali Sougoudi, cette pratique de compérage est trop courante dans nos hôpitaux et cliniques. Des médecins véreux s’entendent avec des infirmiers ou avec des étudiants et des stagiaires voire avec leurs autres confrères pour orienter les patients demandant des soins en milieu hospitalier public vers des cliniques privées où les patients sont dépossédés de leur argent par une consultation, un bilan et des médicaments au coût exorbitant.

Cette entente illicite entre deux personnels soignants contre des patients est condamnable par le Code de déontologie médicale du Tchad. Une autre forme de compérage, donc illicite, est de voir des officines privées qui sont à la fois prescripteurs des ordonnances, des bilans laboratoires et vendeuses des médicaments en même temps par un groupe rondement organisé pour faire vendre sans vergogne.

Là, il y a un véritable conflit d’intérêts entre laborantin, médecins et pharmaciens ligués pour déplumer des citoyens souffrants et cela sans possibilité de contrôle par l’Etat ni de recours pour les patients grugés.

Le chantage est aussi trop courant contre les patients par des véreux médecins publics qui refusent de soigner les patients dans les hôpitaux publics et les font déplacer dans leurs cliniques. C’est une aberration trop routinière que vivent la plupart des patients tchadiens, désorientés, trompés et désabusés par une pratique médicale d’ogres.

Dr Djiddi Ali Sougoudi sollicite l’implication des plus hautes autorités pour éradiquer ce néfaste phénomène de compérage et se dit disposé à appuyer le ministre de la Santé à travers le syndicat (SYMET) dont il est le secrétaire général.

Coordinateur de la lutte contre le paludisme 
Dr. Djiddi Ali Sougoudi