POINT DE VUE

Centrafrique : "Nous n'avons pas le cœur à fêter le 1er décembre"


Alwihda Info | Par Léon Kidjimalé Grant - 1 Décembre 2013



Le 26 mars 2013, dans la capitale centrafricaine, Bangui, la Séléka arrête un homme soupçonné de pillages. (AFP / SIA KAMBOU)
Questionnements sous forme de tribune collective et participative

Par Léon Kidjimalé Grant

Chers Compatriotes Centrafricains et Centrafricaines,

Nous n'avons pas le cœur à fêter le 1er décembre 2013, en raison du malheur que la Séléka fait subir à nos frères et sœurs, et à notre pays depuis de longs mois. Je viens d'ailleurs d'apprendre sur les ondes de la BBC, dans un discours, M.Djotodia annoncer officiellemnt la suppression des festivités. Ouf !

Mais, nos inquiétudes demeurent. Aussi je me permets de vous proposer une réflexion sous forme de questions, non exhaustives, pour préparer une renaissance personnelle et collective.

1- Quels sont les enseignements que nous devons commencer déjà à élaborer suite à ces longues années de crises militaro-politiques ?

2- Quelles devront être nos dispositions mentales et concrètes sur le plan individuel, citoyen, patriotique et communautaire par rapport aux conduites des affaires de l'état ?

3- Peut-on être un homme politique aux fins d' amasser des riches, construire des villas, veiller sur les siens et négliger les autres ?

4- Peut-on se préoccuper de soi et négliger les patrimoines communs tels que les écoles, les routes et les infrastructures, en comptant sur des pays amis pour les réaliser ?

5- Peut-on continuer à laisser les futurs dirigeants délaisser les forces armées nationales, au détriment des gardes présidentielles ( faites d'individus choisis dans son éthnies ou sa région ), attitudes qui ont eu comme conséquences la fragilisation de l'Armée, de l'état et rendue notre pays vulnérable et ses habitants sans défense face aux ennemis ?

*

6- A-t-on enfin compris qu'un dirigeant aux comportements tribalistes expose en premier, ses parents et ses proches par son injustices ?

7- Travaillons -nous pour que les choses changent sur le plan des hommes, pour un changement en profondeur pour qu' une pratique innovante, juste et impartiale voit le jour dans notre pays ?

Bref sommes-nous capables de changer en mieux et sortir plus forts de ces longues décénies de mauvaises gouvernances ?

Singuila na ala kouè.

*

> > La Nouvelle Centrafrique commence ce jour par une " mort symbolique" expression de notre tristesse ( ce sentiment premier, avec la joie , comme l' affirme Spinoza, et qui sont à la base de la vie humaine). Ce refus de commémorer notre jour l'Indépendance marque et marquera notre Histoire. Un cycle vient de prendre fin à ce 1er décembre 2013.

> > Une nouvelle éthique doit naître, avec des hommes et des femmes, décidés tirant des leçons du passé à savoir la POLITIQUE EST AFFAIRE DE TOUS? SANS DISTINCTIONS DE CLASSES SOCIALES, SANS DISCRIMINATION D'ORDRE INTELLECTUEL entre ELITES ou PLEBEENS PRESUMES, NON! CAR LES MAUVAIS DIRIGEANTS NOUS ONT MONTRER QU'A LA MISERE? A LA SOUFFRANCE, AUX TRIBALISMES ET AUX INJUSTCES AU SEIN DE L'ETAT, DANS L'ADMINISTRATION ET SINGULIEREMENT AU SEIN DE L'ARMEE NATIONALE, UN PAYS ET UN PEUPLE PEUT ETRE ENVAHI, HUMILIE et ANEANTI !!!

> > Paysans, ouvriers, intellectuels, hommes et femmes d'affaires, jeunes, moins jeunes,
> > Le temps n'est plus à la division, à l'ostrascisme, l'unité sera notre force; mais aussi la vigilance !
> > Dorénavent soyons résolus à ne plus subir, anticipons, et soyons sans complexe pour prendre toute notre place, et participer à rebâtir une nouvelle Nation souveraine et économiquement prospère...

Singuila na ala Kouè

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