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AFRIQUE

Idriss Déby : "Il est anormal de mettre 6 ans pour tenir un sommet"


- 13 Avril 2019 modifié le 13 Avril 2019 - 17:29


Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEN-SAD, ce samedi 13 avril 2019 à N'Djamena.
Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEN-SAD, ce samedi 13 avril 2019 à N'Djamena.
Une session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats Sahélo-sahariens (CEN-SAD) s'est ouverte ce dimanche à N'Djamena. Les assises devraient enclencher un renouveau structurel de l'organisation.

Les points inscrits à l’ordre du jour concourent à donner une nouvelle vie à l’organisation. La léthargie dans laquelle la CEN-SAD est plongée, a été relevée par le Secrétaire général de l’organisation qui laisse croire que l’ensemble des populations se réjouissent des puissantes synergies qui se développeront en application du traité révisé pour combattre, par la solidarité agissante, toutes les menaces qui pèsent sur leurs Etats.

D’après Ibrahim Sani Abani, la nouvelle CEN-SAD aura une nouvelle structure organisationnelle et un mandat recentré autour de deux priorités fondamentales, la paix et la sécurité mais aussi le développement durable.

L’ampleur des défis à relever a été également rappelée par le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat qui trouve en cette organisation l’une des communautés régionales les plus importantes. D’après lui, l’Afrique est aujourd’hui le continent où la paix et la stabilité font l’objet des permanentes menaces surtout dans sa zone sahélo-saharienne. Il appelle par conséquent à une action collective et forte mobilisation sur le chantier de la paix. 

Outre l’examen des questions politiques et sécuritaires, les dirigeants vont aussi éplucher les rapports du conseil exécutif qui recommandent entre autres la délocalisation temporaire du siège de la CEN-SAD dans un pays autre que la Libye. Sur ce point, le Président de la République Idriss Déby invite ses pairs à se pencher également sur la mise en place du secrétariat exécutif sans occulter la question des arriérés des cotisations. La mobilisation des ressources est à accélérer au même rythme que le chantier de la reforme, précise-t-il.

« Il est anormal de mettre 6 ans pour tenir un sommet », regrette le Président en exercice de la CEN-SAD qui soutient que la menace terroriste, les trafics illicites de tout genre et les conflits armés constituent une grave source de préoccupation. Les voix et moyens de renforcer la dynamique de la paix et de la stabilité en liaison avec le développement durable sont, d’après le chef de l’Etat, une impérieuse nécessité.

Le président Idriss Déby et ses homologues Muhamadu Buhari du Nigéria, Faure Essozimna Gnassingbe du Togo, Mahamadu Issoufou du Niger ainsi que les autres chefs de délégation ont fait une photo de famille avant de poursuivre leurs discussions en séance à huis clos. Les délibérations sont attendues cet après-midi à l’issue de leurs travaux.



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