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AFRIQUE

Route Brazzaville-Bangui-N'Djamena : l'espoir d'un financement à la table‑ronde de Paris


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 16 Novembre 2020

Ce corridor de près de 3.300 km constitue non seulement une liaison directe entre Brazzaville-Bangui-N’Djamena, mais encore et surtout il permet de relier trois capitales et de fournir à la RCA et au Tchad un accès à la mer.


La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) a ouvert, lundi 16 novembre à Paris, une table‑ronde destinée à lever 3,4 milliards d’euros pour le financement des projets intégrateurs d’infrastructures de transport et d’énergie dans ses six pays membres. 

Parmi 11 projets intégrateurs figure la construction du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjamena (Congo/ RCA/ Tchad). Le coût total du projet est estimé à 955.453.183.616 FCFA. Le montant du financement recherché est de 605,37 millions d’euros. Les trois pays se sont partagés les charges : 385.582.564.712 FCFA (Congo), soit 40% environ du coût total ; 486.491.159.137 FCFA (RCA), soit 51% environ du coût total ; et 83.379.459.767 FCFA (Tchad), soit 9% environ du coût total.

La route Ouesso-Bangui-N’Djamena est un maillon du corridor transafricain Pointe-Noire-Brazzaville-Bangui – N’Djamena, lequel fait partie du réseau du premier programme prioritaire du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale, explique la CEMAC.

Ce corridor de près de 3.300 km constitue non seulement une liaison directe entre Brazzaville-Bangui-N’Djamena, mais encore et surtout il permet de relier trois capitales et de fournir à la RCA et au Tchad un accès à la mer (par Pointe-Noire au Congo ou Matadi en RDC), additionnel à celui de Douala (Cameroun).

La table‑ronde, organisée en format hybride (présentiel et virtuel) jusqu’au 17 novembre, vise à lever des fonds auprès de partenaires bilatéraux et multilatéraux, traditionnels et émergents, publics et privés, afin de couvrir le besoin de financement de onze projets intégrateurs à réaliser entre 2021 et 2025 dans la sous-région. Leur coût total s’élève à 4,072 milliards d’euros, dont 596,74 millions d’euros (14,65%) sont déjà mobilisés. Le déficit de financement s'élève donc à 3,48 milliards d'euros (85,35%). 

Le schéma retenu consiste à mobiliser, auprès des bailleurs institutionnels, des prêts à taux concessionnels ou des mixages prêts et dons (« blended finance ») et le secteur privé pour la réalisation de projets en PPP (partenariat public-privé). Les organisateurs comptent aussi attirer la finance islamique, par le biais des SUKUK, explique la Banque africaine de développement.