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AFRIQUE

Sommet Russie-Afrique : des relations désormais sous-tendues par une coopération multidimensionnelle


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 29 Octobre 2019 modifié le 29 Octobre 2019 - 18:43

Le sommet Russie-Afrique a ouvert désormais la voie à une coopération multidimensionnelle Un grand motif de satisfaction pour les dirigeants africains qui ont échangé sur l’avenir de leur coopération avec les dirigeants russes. Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, présent à Sotchi, a regagné Brazzaville, ce 29 octobre 2019, en fin d’après-midi.


Denis Sassou N'Guesso, regagnant Brazzaville après Sotchi.
Denis Sassou N'Guesso, regagnant Brazzaville après Sotchi.
Les relations entre la Fédération de Russie et les pays africains seront dorénavant sous-tendues par la coopération multidimensionnelle : politique, économique et commerciale, scientifique, et technique, mais aussi culturelle et humanitaire. La coopération judiciaire ne sera pas en marge de ses relations comme le sera la protection de l’environnement. C’est du moins l’esprit de la déclaration de Sotchi.

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso qui a porté la voix de son pays à ce sommet a salué le nouvel élan d’une coopération gagnant-gagnant entre la Russie et l’Afrique. Il a surtout réitéré sa volonté de construire, avec le concours de la Russie, un oléoduc de 1000 km reliant Pointe-Noire à Ouesso via Brazzaville, afin d’assurer le transport des produits pétroliers et gaziers au Congo et des pays voisins. Le président congolais n’a pas manqué de vanter l’attractivité du climat des affaires au Congo, avec quatre zones économiques spéciales prévues, pour la diversification de l’économie nationale et des avantages fiscalo-douaniers.

Intense activité diplomatique

En, marge du sommet, le président Denis Sassou N'Guesso a déployé une intense activité diplomatique à Sotchi. En effet, saisissant l’occasion du sommet, le chef de l’Etat congolais a discuté de la coopération bilatérale avec certains de ses paires. C’est la cas avec son homologue centrafricain, Faustin-Archanges Touadera. Les deux hommes ont évoqué la situation en RCA, où selon le président Touadera, l’accord de paix signé avec les anciens rebelles s’applique progressivement. Denis Sassou N’Guesso, a rappelé, Faustin Archange Touadera, a été médiateur international dans la crise centrafricaine.

Le corridor 13 devant relier les villes de Ouesso, Bangui et N’Djamena a également figuré au menu des entretiens entre les deux chefs d’Etat. Selon le chef de l’Etat centrafricain, il s’agit d’un projet important pour les trois pays frontaliers (Congo, RCA et Tchad). « Nous travaillons pour que ce projet puisse avoir un financement, pour sa réalisation », a-t-il indiqué.

Le président de la Commission de l’Union africaine a également rencontré Denis Sassou N’Guesso qui assure, par ailleurs, la présidence du Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye. Moussa Faki Mahamat a fait le point au président congolais sur les conclusions de la réunion sur la Libye tenue en septembre dernier en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour le diplomate africain, « cette question est sur la table du Conseil de sécurité de l’ONU… » Il a expliqué au président du comité de haut niveau, les étapes à entreprendre pour une effective implication de l’UA dans le dossier libyen . »

Le président Denis Sassou N'Guesso a été salué à son atterrissage, sur le tarmac de l’aéroport international Maya-Maya par les membres du gouvernement conduits par le premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba et d’autres corps constitués.