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AFRIQUE

Tchad-RCA : "il ne faut pas doigter un pays frère pour le rendre responsable" (ex-présidente Samba Panza)


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 22 Décembre 2020

Sur les questions sécuritaires, Catherine Samba-Panza envisage une grande concertation si elle est élue.


L'ancienne présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza. © DR
L'ancienne présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza. © DR
L'ancienne présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, est candidate à la présidentielle de dimanche prochain. Elle a accordé un entretien à la chaîne RT France, diffusé mardi, dans lequel elle aborde la crise et motive son intérêt pour le fauteuil présidentiel, afin de "poursuivre le travail entamé entre 2014 et 2016".

Répondant aux questions de la journaliste Samantha Ramsamy, Catherine Samba-Panza prône une autre façon de gouverner, centrée sur les préoccupations des centrafricains.

"On se rend compte qu'il y a une grande pauvreté qui s'installe, doublée de préoccupations sécuritaires profondes également. (...) Je pense que le bilan n'est pas très positif. Il appartiendra aux populations de l'apprécier", estime Catherine Samba-Panza qui reconnait toutefois des actes posés par l'actuel président Faustin-Archange Touadera.

"Je n'ai pas de revanches à prendre. Je pense que mes états de service pendant la transition sont parlants. Et la population a gardé un bon souvenir de mon passage à la tête de la transition", ajoute-t-elle.

Selon l'ex-présidente, "ce sont les questions de gouvernance qui ont apporté des problèmes dans notre pays". Catherine Samba-Panza précise avoir "bâti un programme avec cinq grands chantiers qui permettront de répondre aux attentes des populations".

Catherine Samba-Panza fait sa campagne sans parti politique mais s'appuie sur les "soutiens de ses compatriotes" avec des "comités de soutien" sur l'ensemble du pays. Elle se dit "attachée au respect des institutions", en réaction aux troubles liés à l'invalidation de la candidature de François Bozizé. "Depuis le rejet de cette candidature, nous assistons à quelques préoccupations. On perçoit quelques réactions qui ne sont pas de nature de nous conduire à un processus démocratique des élections. Depuis quelques jours, on entend ça et là des bruits de bottes", indique Catherine Samba-Panza.

Catherine Samba-Panza défend également les liens avec le Tchad, pays voisin qui "a été très présent aux côtés" de la République centrafricaine. "Je ne pense pas qu'il faut doigter un pays frère voisin pour le rendre responsable de ce qui se passe en République centrafricaine", affirme-t-elle. 

L'élection présidentielle est prévue ce dimanche 27 novembre 2020.