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EDITORIAL

Tchad : que peut-on retenir de la date du 1er décembre ?


Alwihda Info | Par Martin Higdé Ndouba - 2 Décembre 2021


Commémoration du 1er décembre, une toute première fois sans le père fondateur du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et du fils onéreux du parti Mahamat Zene Bada. Fêté sous le signe de deuil et de désolation mais aussi de la réconciliation.

Jamais de mémoire le peuple tchadien n’oubliera, l’homme de la démocratie et la liberté qui a règne 31 ans. Sous les effets de la torture et privés de toutes libertés, ils ont cru et applaudit ce beau discours du 3 décembre 1990 « Je ne vous ai apporté ni l’or, ni argent mais la liberté », mais c’est le pire qui commence. En 2003, l’exploitation du pétrole ouvre la voie au développement de tous les secteurs du pays, c’est plutôt une machine de pillages, de détournement de biens publics et de corruption qui est installé dans toutes les hautes institutions du pays.

Le bilan de 31 ans de règne du MPS est loin d’être conforme aux vœux du peuple tchadien qui jusqu’aujourd’hui n’est pas l’abri de la sécurité alimentaire, de l’éducation et de la santé.

L’homme du 1er décembre a toujours dans ses discours promis au peuple tchadien l’eldorado mais c’est une prophétie dans le désert. Bien que d’autres ont profité sous l’identité du MPS à bien garnir leurs poches, combien de tchadiens meurent faute de nourritures et premiers soins ? Les adeptes du parti doivent sans honte demande pardon au peuple tchadien qui leur a fait confiance depuis 1990 jusqu’aujourd’hui, sans une promesse tenue.

Le père fondateur du parti est mort avec la promesse de l’intégration de 20.000 jeunes et la restauration de la bourse des étudiants. Loin de la déclaration de MIDI selon laquelle « le salut ne viendra jamais des ressources pétrolières mais il faut l’associer à l’agriculture et l’élevage ». Beaucoup reste à faire pour les échéances à venir, car une bonne nouvelle pour un peuple affamé, sans éducation et ni moyen pour se soigne n’est pas un discours mais des actions.