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AFRIQUE

Boko Haram : vers une extinction du groupe terroriste à l'horizon 2022 ?


Alwihda Info | Par Abakar Chérif Hamid - 22 Avril 2020


Boko Haram : vers une extinction du groupe terroriste à l'horizon 2022. © Abakar Chérif Hamid/Alwihda Info
Boko Haram : vers une extinction du groupe terroriste à l'horizon 2022. © Abakar Chérif Hamid/Alwihda Info
Un engagement accentué des pays du bassin du Lac Tchad et des "pressions militaires" continues jusqu'en 2021 pourraient marquer la fin définitive du groupe terroriste Boko Haram à l'horizon 2022, selon un rapport publié mardi par le Centre d'études pour le développement et la prévention de l'extrémisme (CEDPE).

Le rapport explique, en se basant sur une enquête de terrain, chiffres à l'appui, que le groupe terroriste n’aura plus d’existence en 2022 si les pays membres du Bassin du Lac Tchad - appuyés sérieusement par la communauté internationale notamment les forces (françaises) de Barkhane- engagent de concert une action militaire avant la fin de l'année 2020. 

L'étude révèle que la nébuleuse comptait environ 6500 membres en 2020 dont 26% de femmes. Elle perdra jusqu'à la fin de l'année en cours 2450 de ses combattants si le Cameroun,  le Tchad, le Niger et le Nigeria lancent ensemble une offensive militaire de grande envergure, ont soutenu Dr. Ahmat Yacoub Dobio, Professeur Ibrahim Moussa et Kébir Mahamat Abdoulaye.

Boko Haram : vers une extinction du groupe terroriste à l'horizon 2022. © Abakar Chérif Hamid/Alwihda Info
Boko Haram : vers une extinction du groupe terroriste à l'horizon 2022. © Abakar Chérif Hamid/Alwihda Info
La pression militaire obligera 2350 personnes à se désengager et à se rendre aux autorités du Bassin du Lac Tchad, ce qui affaiblirait largement Boko Haram. Son effectif passera alors à 1502 éléments (combattants actifs). Si la pression militaire est poursuivie jusqu'en 2021 on ne parlera plus de Boko Haram en 2022, a déclaré le président du CEDPE, Dr. Ahmat Yacoub Dobio.

Les chercheurs du CEDPE estiment que la guerre contre l'extrémisme doit se faire en amont et en aval. De l'avis de Dr. Ahmat Yacoub Dobio, en ce moment où l'armée assume ses responsabilités sur le terrain, il faut très vite, trop vite, prévoir une stratégie préventive en parallèle pour juguler l'hémorragie, à commencer par prémunir d'emblée les enfants dès le bas âge. Plus concrètement, il faudrait introduire dans les établissements scolaires, et spécifiquement à partir du jardin d'enfant, une matière pédagogique.