Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
ANALYSE

France - Centrafrique : Le désamour ?


Alwihda Info | Par Fabiana Alvarez - 9 Février 2016


Fabiana Alvarez

BARCELONE (LNC) — Adolf Hitler n'aurait jamais pu si bien réussi à instrumentaliser les allemands, sans son propagandiste de talent que fut Joseph Goebbels. En parallèle, et reprenant les mêmes codes, De Gaulle n'aurait pas réussi non plus, à si bien se faire adorer des africains qu'il méprisait pourtant royalement, sans son "Goebbels" à lui, Jacques Foccart.

[caption id="attachment_3012" align="aligncenter" width="900"]Le redoutable Jacques Foccart qui fut entre autres le chef de la "Cellule Afrique" de DE GAULLE, et déstabilisateur en chef des pays francophones. Le redoutable Jacques Foccart qui fut entre autres le chef de la "Cellule Afrique" de DE GAULLE, et déstabilisateur en chef des pays francophones.[/caption]

[su_dropcap]C[/su_dropcap]ar voir les africains vénérer encore autant De Gaulle, revient à croire que les juifs vénèreraient Adolf Hitler de nos jours. Pourtant, c'est la réalité, étonnante, encore d'actualité. Combien d'avenue "De Gaulle", de Collèges et de lycées "De Gaulle" en Afrique francophone ? L'Afrique noire francophone saoulée par la propagande gaullienne aime toujours autant son bourreau, merci Jacques Foccart.

Foccart réussira en Afrique, la « légende » de Charles de Gaulle , et notamment le messianisme gaullien.

AFRIQUE-FRANCE Manifestation parisienne contre la Françafrique à l'occasion du 23e sommet des chefs d'Etat franco-africains de Bamako (Mali). Environ 200 manifestants se sont ainsi rassemblés à Paris. L'association Survie a profité de l'occasion pour tenir sa quinzaine internationale contre la Françafrique (du 15 novembre au 5 décembre). Paris/4/12/2005/Gabriel Gérard

Phénomène ahurissant qui ne peut se comprendre qu'en considérant avec attention le génie et l'activisme de Foccart en Afrique, qui a habilement su créer une dictature post-coloniale à sa main, la FRANCAFRIQUE, en profitant de la veulerie, de la vénalité et de la stupidité des dictateurs locaux (Senghor, Ouphouet-Boigny, Bokassa, Bongo, Deby, Sassou etc..), où la France dans ces pays "indépendants" décidait selon son bon vouloir, des qui devaient être au pouvoir ou pas. Tuant qui la dérangeait, agréant voire facilitant les coups d'état qui l'arrangeaient. Car préalablement, en détruisant durant la colonisation à proprement dit, systématiquement toutes les cultures et systèmes locaux millénaires, la France jouait ensuite sur du velours; plus qu'à remplir un terreau vide à son avantage.

Le fusil et le goupillon agissant, voici les "nègres" devenus catholiques. Religieusement, les cerveaux disponibles étaient déjà bien travaillés par les esclavagistes arabes. L'Islam par la force était déjà solidement établi sur le continent, notamment en Afrique du Nord.

Les dieux nègres étaient oubliés, les africains ne savaient pas et ne savent toujours pas où ils habitent, à force de se perdre dans des cultures exogènes qu'ils ne maîtrisent même pas. Sommet patent de l'idiotie de la perdition, le phénomène de la SAPOLOGIE, une puérilité vestimentaire de frime vantant les marques des grands couturiers européens. Plus crétin on meurt !

Well+the+war+on+drugs+can+t+be+fought+the+way+_ad5da606750ba8d3e463bf2c592d24ebDans des esprits rendus vides, on construisait donc artificiellement sur des déconstructions. L'abrutissement annihile les références et les repères. Par ailleurs, en cultivant méticuleusement la paupérisation des peuples noirs africains, la "Métropole" se donnait le rôle flatteur "d'étoile à admirer" de l'indispensable, en créant la dépendance. Une espèce de piège à papillons dans lequel les papillons ne sont que des passifs consommateurs et accessoirement des supplétifs à l'ONU - "Ce machin" comme disait DE GAULLE. Les post-décolonisations menées quasiment de main de maître, outre le fait d'instaurer le syndrome de Stockholm, adoration de son bourreau, ici DE GAULLE; fut de créer une sorte de modèle à suivre, de référent, et politiquement, et sociologiquement, et culturellement. Conséquence, les pays francophones, depuis les années 60 font dans la fixité, l'immobilisme, la répétition d'un passé moyenâgeux, la passivité; et pour se croire moderne, de singer les apparences de la France, et mal, quand cela les arrange. Car basé sur le modèle dépassé de Napoléon III. Le roi nègre copie, mais toujours dans l'illusion de son intérêt personnel.

MANIPULATION ET DEMAGOGIE, REGLES NATURELLES DE CONTROLE DES PEUPLES

Les irlandais et les anglais qui débarquaient en Amériques s'intéressaient-ils aux natifs, les amérindiens ? Du tout, ils les massacrèrent quasiment tous pour occuper leurs terres. Culot suprême, le pays qui en est sorti, les ETATS UNIS, clame haut et fort être celui de la LIBERTE ! Liberté basée sur le racisme, la domination aveugle, le simplisme culturel, la violence et du crime du différent du WASP. Mais la puissance de cette Amérique depuis 1945 est devenue telle que personne n'osera depuis contester son hégémonie, surtout pas en Europe, et encore moins en France, tout immergée qu'elle est restée dans la fascination de l'AMERIQUE et de sa puissante démagogie. Elle qui pourtant, massacre à grande échelle, tue, torture...en toute liberté !

QU'EST-CE QUE LA COLONISATION ?

Afficher l'image d'origine

Il faut très vite se sortir de l'esprit les pseudo-savants discours doctrinaires ou idéologiques d'explication de la colonisation. Le fait colonial est très simple à comprendre... La colonisation est l'acte d'un pouvoir venant s'approprier de force un territoire non vierge d'individus et de culture et l'exploiter à son avantage. Encore plus simplement dit :

C'est comme si une personne venait chez vous et décidait que votre maison, avec vous dedans lui appartenait, et pire, que vous devrez travailler gratuitement pour elle (Impôt de capitat), la servir en tous points, voire mourir pour elle (enrôlement militaire contraint). Ce n'est ni plus ni moins que cela, toute autre vision n'est que démagogie et billevesées.

La colonisation, la France pourtant la subit de plein fouet de 1939 à 1945, quand les allemands d'Hitler envahirent leur pays en quelques jours, défaisant son armée qui chût comme un château de cartes. Les nazis leur firent l'exacte même chose qu'ils pratiquaient en Afrique noire et ailleurs. Mais cela ne l'empêchera pas dès la fin de la 2ème guerre mondiale de s'empresser de reprendre la main sur "ses possessions coloniales", avec une violence inouïe, jusqu'à la terrible déroute de Diên Biên Phu en Indochine (1953-54). C'eut écho en Afrique, les "blancs" n'étaient pas invincibles, ils peuvent être vaincus. De là, s'ouvrait psychologiquement la voie vers l'idée hardie de la DECOLONISATION et de L'EMANCIPATION. Dans les années 1910-1930, en France, c'était l'euphorie de "l'Empire colonial français" on apportait la civilisation à l'Afrique, disait-on, croyait-on...Enfin, comme le disait la propagande dans l'hexagone. Cela, alimenté par des pensées aujourd'hui jugées nauséabondes, et pourtant, de pas n'importe qui.

FLORILEGES DES IDIOTIES DU GENRE.....

voltaire.297« Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres, comme les Nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres. »

~Voltaire ( in "Traité de Métaphysique". Cité in "Le Choc du mois" n°25, p.31)

_____________________________________________

hume1« Je suspecte les Nègres et en général les autres espèces humaines d'être naturellement inférieurs à la race blanche. Il n'y a jamais eu de nation civilisée d'une autre couleur que la couleur blanche, ni d'individu illustre par ses actions ou par sa capacité de réflexion... Il n'y a chez eux ni engins manufacturés, ni art, ni science. Sans faire mention de nos colonies, il y a des Nègres esclaves dispersés à travers l'Europe, on n'a jamais découvert chez eux le moindre signe d'intelligence ».

~David Hume (1711-1776), économiste anglais influent écrivit à son époque (dans "Sur les caractères nationaux, Vol III")

_____________________________________________

KANT« La nature n'a doté le nègre d'Afrique d'aucun sentiment qui ne s'élève au-dessus de la niaiserie (...) Les Noirs (...) sont si bavards qu'il faut les séparer et les disperser à coups de bâton ».

~Emmanuel Kant (1724-1804) (dans "Essai sur les maladies de la tête, Observation sur le sentiment du beau et du sublime, éd. Flammarion, 1990")

_____________________________________________

HEGEL« Les Africains, en revanche, ne sont pas encore parvenus à cette reconnaissance de l'universel. Leur nature est le repliement en soi. Ce que nous appelons religion, état, réalité existant en soi et pour soi, valable absolument, tout cela n'existe pas encore pour eux. Les abondantes relations des missionnaires mettent ce fait hors de doute(...) Ce qui caractérise en effet les nègres, c'est précisément que leur conscience n'est pas parvenue à la contemplation d'une objectivité solide, comme par exemple Dieu, la loi, à laquelle puisse adhérer la volonté de l'homme, et par laquelle il puisse parvenir à l'intuition de sa propre essence" et de continuer en disant que l'Afrique est "un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l'esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l'histoire de l'universel »

~Hegel (dans "La raison dans l'histoire, Paris, Plon, 1965")

_____________________________________________

260-albert-schweitzer-quotes« Les Fangs, que les Français nomment Pahouins, ont envahi ces régions dépeuplées; ce sont des anthropophages venus de l'intérieur, et que la civilisation n'a encore guère atteint. Sans l'intervention opportune des Européens, ce peuple guerrier aurait dévoré les anciennes tribus du Bas-Ogooué. … parlant des noirs en général … L'Européen ne saura jamais à quel point est effroyable la vie de ces malheureux qui passent leur temps dans la crainte des sortilèges dirigés contre eux. Seuls, ceux qui ont vu cette misère de près comprennent que c'est un devoir d'humanité d'enseigner aux peuples primitifs une autre conception du monde et de la vie, pour les délivrer de ces croyances funestes. … Quant à l'effort intellectuel que représentent les conquêtes techniques, l'indigène n'est pas capable de l'évaluer. Mais quand il a affaire à un blanc, il sent avec une intuition infaillible si celui-ci est une personnalité, une personnalité morale… le primitif ne connaît que des jugements de valeurs élémentaires … quand il rencontre la bonté unie à la justice et à la véracité, la dignité intérieure derrière la dignité extérieure, il s'incline et reconnaît son maître … »

~Albert Schweitzer (prix Nobel de la paix, médecin au Gabon, dans ‘A l'orée de la forêt vierge' 1952)

_____________________________________________

220px-Julesferry« Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures »

~Jules Ferry

_____________________________________________

photo_1.png« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France . Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées..

~CHARLES DE GAULLE

_____________________________________________

Nicolas_Sarkozy« Il est vrai que pendant longtemps l’humanité a admis – je crois qu’elle avait parfaitement raison – que pour ouvrir à la civilisation des populations qui en étaient écartées, par les obstacles de la nature ou par leurs propres caractères, il était nécessaire qu’il y eut pénétration de la part de l’Europe occidentale, malgré quelques fâcheuses péripéties ». Et il s’exclama fièrement : Oui, ces pays furent conquis, révélés et éveillés. [..] Le colonisateur a pris, mais je veux dire avec respect qu’il a aussi donné. Il a construit des ponts, des routes, des hôpitaux, des dispensaires, des écoles. Il a rendu fécondes des terres vierges, il a donné sa peine, son travail, son savoir. Je veux le dire ici, tous les colons n’étaient pas des voleurs, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs. Il y avait parmi eux des hommes mauvais mais il y avait aussi des hommes de bonne volonté, des hommes qui croyaient remplir une mission civilisatrice, des hommes qui croyaient faire le bien. Ils se trompaient mais certains étaient sincères. Ils croyaient donner la liberté, ils créaient l’aliénation. Ils croyaient briser les chaînes de l’obscurantisme, de la superstition, de la servitude. Ils forgeaient des chaînes bien plus lourdes, ils imposaient une servitude plus pesante, car c’étaient les esprits, c’étaient les âmes qui étaient asservis. Ils croyaient donner l’amour sans voir qu’ils semaient la révolte et la haine. »

~Nicolas Sarkozy Extrait du discours de Dakar, 26 Juillet 2007

FIN D'UN MYTHE

La France, habituée à défendre ses dits "pré-carrés" dans le tiers monde, n'hésite jamais à y agir au mépris du sacro-saint principe des peuples à disposer d'eux-mêmes et sous les prétextes les plus fallacieux. C'est ainsi qu'en 1956, survint la crise du canal de Suez. En résumé, le président Egyptien de l'époque, Gamal Abdel Nasser décidait de la nationalisation du canal le 26 juillet 1956. Or, la France et l'Angleterre, cogestionnaires du trafic sur ce canal si vital pour eux pour le transport du pétrole, décidèrent d'attaquer l'Egypte, fortes de leurs habituelles philosophie colonialiste. Mais, l'affaire tourne au fiasco. Le 6 novembre 1956, à minuit, prend fin l'expédition de Suez. Les parachutistes français et britanniques doivent cesser le feu quelques heures à peine après avoir sauté sur le canal et défait les troupes égyptiennes. Imposé par les Soviétiques et les Américains, un cessez-le-feu sonne pour la France et la Grande-Bretagne la fin de l'ère coloniale brutale, et la fin de leur influence au Moyen-Orient. Il annonce aussi l'émergence du tiers monde et des pays arabes ainsi que l'intervention des États-Unis dans la politique moyen-orientale. Une nouvelle puissance coloniale succédait à d'autres.

[caption id="" align="aligncenter" width="916"]Afficher l'image d'origine La France déclenche l'opération Caban puis Barracuda le 21 septembre 1979. Caban permet de remettre en place David Dacko, président destitué par le coup d'état précédent et Barracuda de sécuriser le pays.[/caption]

Cette affaire ne servit pas de leçon à la France, car, dans un espace où ni les russes et surtout ni les américains ne viendraient l'embêter, le 21 septembre 1979, elle déclenchait "l’opération Barracuda" destinée à destituer le chef d'Etat d'un pays, en principe indépendant, la Centrafrique. Acte purement colonial qui n'avait même pas fait tiquer l'ONU.

L'hebdomadaire "Jeune Afrique", pourtant peu coutumier d'hardiesse et habituellement connu pour se coucher devant les puissants d'écrire à l'époque, dénonçant en ces termes dans son éditorial du 3 octobre 1979 :

« Aux opposants centrafricains a été dévolu le rôle de figurants chargés de la diversion et de faire semblant de vendre la peau de l’ours qu’ils n’ont pas tué. Le prédécesseur de Bokassa, « élu » pour être son successeur, a bien voulu, lui, jouer ce qu’on appelle en termes de théâtre les utilités. Au-dessus, si l’on peut dire, dans la coulisse en tous cas, trois ou quatre chefs d’État africains parmi les plus considérables ont accepté d’être les coauteurs du ballet tout en laissant au président de la République française le soin de le signer ; à ses services et à son armée, celui d’organiser la représentation. Et c’est ainsi que, vingt ans après l’indépendance des États africains, presque sous nos yeux - à cœur ouvert ! - , la France a décidé, organisé et exécuté un « coup » par lequel un chef d’État africain, choyé jusqu’en 1978, mais qui a cessé de plaire en 1979, est détrôné et remplacé par l’homme qu’elle a choisi » . C’est l’impérialisme français qui règne donc ouvertement à Bangui.

Quant à la presse française, elle fera corps avec son pays, décrivant les faits, mais ne dénonçant rien. Une longue habitude.... Mais quoi de nouveau ? En RCA, la France y a toujours fait la pluie et le beau temps, sans pour autant aider ce pays à se moderniser. A part l'exploiter, la FRANCE N'A JAMAIS RIEN FAIT POUR LA CENTRAFRIQUE. Et pourtant, dans l'imago centrafricain, cet acte colonial "Barracuda" fera date. Passe encore que la France systématiquement y instaure son dictateur-valet du moment, mais agir aussi ouvertement, dans les esprits, cela ne fut jamais digéré.

La grave crise de 2012 créée par les criminels de la Séléka progressivement mettra à jour le puissant et profond désamour des centrafricains envers la France. Toutes les rancoeurs passées, enfouies, explosent au grand jour. La France ne les sauve pas. Au contraire ses soldats violent leurs enfants, et comble, la France étouffe l'affaire. La messe pour le peuple est dite. Ne reste plus dans les esprits, que l'image du colon sans foi ni loi, de l'exploiteur sans conscience. Ce qui précède plus haut n'est certainement pas intellectualisé - la pays est illettré à plus de 80% - mais affecte néanmoins l'imago populaire, au point de rendre la parole libre.

Et cerise sur le gâteau, cette phrase malheureuse du président François Hollande sur la Centrafrique en 2012 :

"La France n'est en Centrafrique que pour y défendre ses intérêts" samplant là le DE GAULLE des années 60.

Les devenus très clivant SANGARIS les soldats de paix, de par leurs comportements, venus "officiellement" pour protéger les populations centrafricaines illustrent tristement la fin d'un mariage forcé entre le puissant et les dominés.

Afficher l'image d'origineLES CENTRAFRICAINS NE VEULENT PLUS DES FRANCAIS. PHENOMENE NOUVEAU DEPUIS 2012, CAR ILS OSENT LE DECLARER DORENAVANT EN PUBLIC. Aussi, dans une logique têtue de colon, le ministre français de la défense J.Y. Le Drian de déclarer : "Je souhaite que (le retrait des Sangaris) cela soit fait au cours de l'année 2016 et qu'il reste (...) de petites unités comme c'était le cas auparavant". AU NOM DE QUOI ? LA CENTRAFRIQUE EST UN PAYS LIBRE ET INDEPENDANT ET NON UN TERRITOIRE COLONIAL D'OUTRE-MER COMME LES ANTILLES.

Les centrafricains ne veulent plus des français sur leur territoire. D'autant plus que la France ne veut pas non plus d'africains encore chez elle, alors pourquoi encore s'entêter à se perdurer en RCA ?

© Février 2016 LNC MAGAZINE - LAMINE MEDIA




Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 20 Janvier 2021 - 14:26 La Nouvelle Afrique !