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INTERNATIONAL

L’importance de la mer de Chine méridionale


Alwihda Info | Par Leigh Hartman - S.A. - 13 Juillet 2019 modifié le 13 Juillet 2019 - 12:46


Vue aérienne, en 2016, de l’île Itu Aba dans l’archipel des îles Spratly en mer de Chine méridionale, une zone contestée. (© Johnson Lai/AP Images)
Vue aérienne, en 2016, de l’île Itu Aba dans l’archipel des îles Spratly en mer de Chine méridionale, une zone contestée. (© Johnson Lai/AP Images)
La mer de Chine méridionale est l’une des régions les plus importantes du monde, tant sur le plan économique qu’écologique.

Plus de la moitié des flottes de pêche du monde sillonnent la mer de Chine méridionale, et des millions de personnes dépendent de ses eaux pour leur nourriture et leur gagne-pain.

Mais la surpêche menace dangereusement la mer de Chine méridionale. Les stocks halieutiques ont été réduits de 70 % à 95 % depuis les années 1950. Les récifs coralliens, vitaux pour les habitats marins, enregistrent un déclin de 16 % tous les dix ans*, d’après un rapport du Centre des études stratégiques et internationales (CSIS).

La région fait aussi l’objet de plus d’une dizaine de litiges qui se chevauchent et sont interconnectés sur la question de savoir qui contrôle les îles, les rochers, les bancs et les récifs coralliens parsemant les eaux de la mer de Chine méridionale.

Par exemple, la Chine, Taiwan et le Vietnam revendiquent l’ensemble des îles Spratly tandis que le Brunei, les Philippines et la Malaisie en réclament quelques-unes seulement ; et tous, à l’exception du Brunei, occupent certaines de ces îles.

L’importance du droit international

Dans un environnement aussi complexe, il est essentiel d’avoir des règles bien établies et clairement identifiables de droit international. C’est pourquoi les États-Unis ont exhorté toutes les parties impliquées à résoudre pacifiquement et conformément au droit de la mer les différends relatifs aux revendications maritimes. La Convention sur le droit de la mer, de 1982, est un traité international qui établit des règles maritimes importantes.

Malheureusement, certains pays ne respectent pas le droit international en vigueur. La Chine, par exemple, a fait valoir une revendication maritime sur une grande majorité de la mer de Chine méridionale qui n’est pas conforme au droit international.

Il y a trois ans, un tribunal d’arbitrage a statué que la revendication par la Chine de droits en mer de Chine méridionale était incompatible avec la Convention.

Le récif de Fiery Cross, situé dans les îles Spratly en mer de Chine méridionale, est l’un des nombreux récifs construits et militarisés par la Chine. (© DigitalGlobe/Getty Images)
Le récif de Fiery Cross, situé dans les îles Spratly en mer de Chine méridionale, est l’un des nombreux récifs construits et militarisés par la Chine. (© DigitalGlobe/Getty Images)
Les États-Unis se sont formellement opposés aux revendications maritimes de la Chine en mer de Chine méridionale.

« La militarisation de la Chine et son expansion territoriale en mer de Chine méridionale sont illégales et dangereuses », a déclaré le vice-président Mike Pence l’année dernière, lors du sommet de l’Asie de l’Est*. « Elles menacent la souveraineté de nombreuses nations et mettent en danger la prospérité du monde. » La Chine tente de contrôler le secteur en utilisant des bateaux de pêche qui font partie de la milice maritime chinoise ainsi que des navires de sa garde côtière et des bâtiments de sa Marine pour harceler les bateaux d’autres pays et leur refuser l’accès à cette zone clé.

Une récente analyse par satellite effectuée par le CSIS montre que les flottes de pêche chinoises « se livrent à des activités paramilitaires pour le compte de l’État et non pour le secteur commercial de la pêche ».

« Les États-Unis continueront de soutenir leurs alliés et leurs partenaires pour maintenir l’ordre que nous avons aidé à bâtir, a dit le vice-président. Nous défendrons la liberté des mers et de l’espace aérien. »