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INTERNATIONAL

La filière STEM connecte une chercheuse américaine et des consœurs en Afrique


Alwihda Info | Par Mary Jane Maxwell (Share America) - 23 Avril 2019 modifié le 23 Avril 2019 - 16:11


Teresa Williams (au centre) lors d’un récent évènement au Musée de la diplomatie du département d’État, en compagnie de sa directrice Mary Kane (à droite) et de Marie Royce, secrétaire d’État adjointe aux Affaires éducatives et culturelles (Département d’État/D.A. Peterson)
Teresa Williams (au centre) lors d’un récent évènement au Musée de la diplomatie du département d’État, en compagnie de sa directrice Mary Kane (à droite) et de Marie Royce, secrétaire d’État adjointe aux Affaires éducatives et culturelles (Département d’État/D.A. Peterson)
À l’école, Teresa Williams était très bonne en maths, mais l’idée de faire carrière dans cette discipline ne lui était jamais venue à l’esprit avant de s’inscrire à un cours de chimie, dans un community college, et de voir une femme évoluer en toute aisance dans un domaine scientifique.

La professeure de la jeune Teresa Williams l’a profondément motivée, à tel point qu’elle est aujourd’hui chercheuse en nanoscience titulaire de brevets dans la lutte contre le cancer. « Je me suis reconnue en elle », déclare Mme Williams.

Quand elle n’est pas plongée dans ses recherches en laboratoire, Teresa Williams voyage à travers le monde pour encourager les femmes et les filles à se lancer dans des études de la filière STEM : sciences, technologie, ingénierie et mathématiques. Récemment, elle s’est rendue en Égypte et au Kenya dans le cadre d’un programme du département d’État.

« Nous sommes notre plus importante ressource les unes pour les autres. » @DocReesie#TechWomen  mentorat #TWegypt

Teresa Williams a aussi accueilli des scientifiques venues du Kenya, de l’Afrique du Sud et de Tunisie au prestigieux laboratoire Lawrence Berkeley, en Californie, où elle était chercheuse-chimiste.

Leurs discussions scientifiques ont fini par créer entre elles des liens personnels. Ensemble, elles ont conçu des expérimentations, travaillé en laboratoire et bâti des relations de confiance en partageant leurs parcours respectifs.

« Il y avait énormément de points communs et un sentiment de solidarité féminine dans  nos parcours scolaires et de carrière en tant que femmes dans la filière STEM », a expliqué Mme Williams lors d’une table ronde organisée sur ce thème au Musée de la diplomatie du département d’État (U.S. Diplomacy Center) et à laquelle participaient une responsable de la NASA  et d’autres chercheuses.

Comme beaucoup de femmes, Teresa Williams a été forcée de choisir entre son éducation et sa carrière d’une part, et ses relations personnelles, de l’autre. En outre, elle a été confrontée à diverses formes de sexisme dans la filière STEM, dominée par les hommes.

Malgré les défis qui ont émaillé ses 17 ans de carrière, Mme Williams a rédigé 23 publications évaluées par des pairs et présenté ses travaux à l’étranger.

Actuellement, Teresa Williams poursuit un stage professionnel d’un an au Congrès des États-Unis à Washington, organisé par l’Association américaine pour l’avancement des sciences. En tant que chercheuse en sciences et en ingénierie au Congrès, Mme Williams se familiarise avec le processus d’élaboration des lois régissant la politique scientifique des États-Unis.

Le conseil de Mme Williams : « Soyez toujours curieux (…) il n’y a pas de mal à changer d’avis. »