ANALYSE

Le Renouvellement de la Classe centrafricaine Politique rime t-il avec Haine et Jalousie ?


Alwihda Info | Par Jean-Gualbert Togba - 12 Septembre 2013



Jean-Gualbert Togba
Mariage difficile à concevoir. La Centrafrique vit une situation sans précédent où les crises se suivent, s’entrelacent, se côtoient mais ne se ressemblent pas. Des besoins les plus élémentaires se concurrencent sans que soit dégagée une priorité singulière parmi les priorités. La vraie concurrence visible que le pays ait pu expérimenter est la concurrence de la médiocrité des dirigeants successifs, de la haine qui gangrène le pays.
 
Oui, nous voulons une haine constructive dans le sens où chacun doit s’examiner soi-même, balayer devant chez soi que de voir le désordre chew ton voisin. Se faire violence sur soi et non faire violence sur son prochain. Une auto-violence psychologiquement parlant pour se booster, se remettre en cause soit même et non remettre en cause si peu que ce soit ce que ton semblable à pu réaliser.
 
Je dénonce certains comportements manipulateurs et assassins dans l’esprit. Les sympathisants de certains hommes politiques prétendants ou non à la prochaine élection présidentielle met en avant cette haine comme mode de propagande pour discréditer.
 
A l’heure ou la voix des centrafricains et des observateurs s’élèvent pour décrier la passivité des suppos hommes politiques centrafricains dans la gestion de la crise politique actuelle d’une part, de l’amateurisme, du manque de professionnalisme entretenant une médiocrité d’autre part. Certains compatriotes s’illustrent dan un exercice de calomnie et de dénigrement personnel pour faire le nid des traites de la Nation. Les centrafricains ne doivent pas perdre de vue que le défi à relever pour ce pays en état de ruine et en état de coma végétatif demande plus de pragmatisme.
 
Il en ressort après analyse que la Centrafrique a besoin d’un Homme Intègre. D’un(e) technocrate, Homme de terrain ayant le sens de la responsabilité, d’un esprit rodé aux mécanismes économiques et financiers internationaux. Qui a une connaissance des institutions internationales et pouvant défendre et convaincre des dossiers devant les institutions (bailleurs). Qui peut combattre l’ethnicisme, qui a l’expérience du terrain et de la gestion des affaires de l’Etat.
 
Je m’insurge contre une publication que j’ai lue et qui a capté toute mon attention mais au lieu que je sois déstabilisé, ça eu un effet boomerang et m’a permis au moins de prendre du recul et comprendre le pourquoi de cela.
Deux questions me sont venues à l’esprit face à cette furie déferlante de la haine diabolique sur un homme en la personne d’Anicet Georges DOLOGUELE. A la lecture de cette rubrique par quelqu’un qui ne le connait pas ou depuis très peu, M. AGD serait passible de la peine de mort même sans jugement puisque les faits relatés commentés par l’auteur ne font aucun doute ni même d’une présomption d’innocence.
 
Réflexion 1
 
L’essentiel de l’écrit est un récit de dénigrement de la haine centrée autours de l’argent et des faits qui ont trait à la gestion de l’argent. Et s’il s’avère vrai qu’il ait parvenu a passé entre les mailles du filet des institutions honorables, de la primature en passant par le porte feuille du ministère des Finances, c’est qu’il est très doué et très intelligent pour que ses supérieurs hiérarchiques, les experts et ses collègues s’en aperçoivent de rien.
 
Réflexion 2
 
Le centrafricain à une réputation exécrable dans la gestion du patrimoine personnel. Je peux comprendre aisément que ce manque de culture dans la planification et la gestion de la fortune personnelle sur du moyen et long terme porte un œil suspicieux sur la réussite des autres. J’ai pu comprendre qu’en tant qu’économiste, ADG a su utiliser à bon escient ses reflexes d’économiste pour fructifier son patrimoine personnel à travers des placements et autres produits financiers. Chose qui n’est pas appréciée et qui est interprétée différemment selon sa sensibilité.
 
Réflexion 3
 
M. AGD a été appelé aux rescousses au ministère des Finances et à la Primature dans le but d’assainir les comptes de la Nation afin de redonner la crédibilité à la Centrafrique privée de financement auprès des institutions financières internationales. S’il y a un domaine à porter en lettre d’or au crédit de son passage à la primature est sa politique en matière de finances auprès des institutions financières internationales. Je comprends que ça choque mais les gens n’avaient pas compris que la nomination d’AGD était aussi un contrat de résultat ou l’impératif est de réintégrer la Centrafrique dans le circuit après s’être exfiltrée pour insolvabilité. Pour atteindre l’objectif il faut faire un choix politique mais le courage politique n’est pas centrafricain. Les Hommes politiques font la politique sans se donner le moyen de leur politique ni aucune vision. Le remboursement anticipé auprès des institutions de Breton Wood n’était pas un crime mais un impératif puisqu’on sait que le pays n’est pas viable sans assistance financière. Faire allusion a ça ne relève pas de la naïveté mais de la malhonnêteté et de la méconnaissance et très dangereux pour les néophytes. Je rappelle qu’à l’issue de ce remboursement, la Centrafrique a retrouvé sa crédibilité auprès de ses mêmes institutions. Pendant ce temps de rigueur, la présidence s’est vue privée d’accès à la caisse de l’Etat. C’est la raison pour laquelle une fois la mission accomplie et la crédibilité retrouvée, M. AGD a été sitôt demis de ses fonctions.
Une chose est certaine, pendant son passage à la primature, les démons de la rébellion et des autres troubles sociaux se sont tuent. Cette accalmie est bien le fruit d’une politique sociale mise en place.
 
Réflexion 4
 
J’ai relevé dans la rubrique que M. AGD a une « insuffisance à traduire ses pensées et à convaincre ».
Que tous les jeunes qui se sont identifiés ou qui s’intéressent à la vision d’AGD sont des « jeunes désœuvrés » et des corrompus attirés par l’odeur de l’argent.
Indexé systématiquement toutes personnes qui se rallient à AGD comme étant « intellectuellement limités et aux profils douteux ».
Qu’AGD n’a pas le droit de critiquer les autres c.-à-d. ni de dénoncer les exactions de Ndjotodia et de ses amis.
 
Réflexion 5
 
Qu’ « AGD n’est que titulaire d’une licence en économie ». Et alors ? Comme si le professionnalisme de l’homme a été contesté. Les plus grands dirigeants des firmes multinationales dans le monde sont autodidactes et très chuchotés pour encadrer les étudiants de deuxième et troisième cycle dans les universités et dans les grandes écoles de commerce et de gestion parce que ce sont des mines d’or et une bibliothèque de savoir à transmettre aux autres. Décrocher un diplôme n’est pas une fin en soi. La finalité c’est de réussir à adapter les connaissances théoriques accumulées à des cas concrets, dans de situations véritables et non des simulations. Le monde d’entreprise a besoin du personnel expérimenté et non des grands diplômes sans expériences. De même, la Centrafrique a plus besoin des hommes et femmes de terrain pour transmettre leur connaissance aux autres, jeunes, moins jeunes et seniors.
 
Réflexion 6
 
L’opportunité est donnée à tous les enfants du pays de postuler à la présidence de la République selon les dispositions du code électorale centrafricain. En quoi la déclaration de la candidature d’AGD fait trembler la majorité de la classe politique centrafricaine si réellement c’est un vaut rien, ses prétendants adversaires n’ont rien à s’inquiéter. Or il est pris en sandwich entre les pro-Ndjotodia et le FARE qui est devenu la mouvance Séléka. D’un coté, Les pro-Ndjotodia s’excitent parce qu’AGD dénonce à haute et intelligible voix ce que les centrafricains veulent entendre dans la bouche des suppos hommes politiques centrafricains et il est dans la logique du changement. Et de l’autre, les malveillants et manipulateurs en profitent pour se livrer à des manipulations et sévir pour le compte de je ne sais qui.
 
J’ai lu un entretien d’AGD justifiant l’annonce de sa candidature par le fait qu’il veut rester cohérant dans tous les actes qu’il aura à poser afin d’éviter tout amalgame et de ne pas agir dans l’hypocrisie. Et d’autre part, étant donné qu’il est resté trop longtemps écarter de la vie politique centrafricaine, se donner le temps de se préparer.
 
L’ex FARE qui fait maintenant partie de la majorité Séléka craint-il que la barre politique soit hautement hissée ? Le seul moyen de décourager les invertébrés dans la politique centrafricaine est que le pays se donne le moyen d’élire un bon technocrate Homme d’expérience et du terrain, qui a l’expérience des institutions et de la gestion de l’Etat.
 
Je suis assez interrogateur sur ce déferlement de violence comme si les prétendants adversaires d’AGD se sentent déjà vaincus. Une stratégie à double tranchant qui pourrait se retourner contre eux. Dans ce cas de figure, l’effet escompté par ses détracteurs ne pourra jamais avoir lieu mais plutôt un impact positif à son crédit.
 
Anicet Georges DOLEGUELE est le seul que nous connaissons à l’heure actuelle qui possède un patrimoine professionnel, un patrimoine politique et social exposé sur la place publique. Est-ce pour dire autant qu’il doit subir les vociférations et la méchanceté des vendeurs de la haine aux centrafricains ?
 
Il règne en ce moment un lobbysme qui ne dit pas son nom sur l’annonce de la candidature d’AGD, une magistrature d’influence sur fonds de la jalousie et de la haine attisées par un groupuscule de personnes malveillantes au solde de certains candidats à la prochaine élection centrafricaine qui ne se sont pas encore déclarés. Ce qui est tout à fait normal, chacun est libre de s’exprimer quand il le désire. Il n’y a pas une démarche consensuelle unique. De grâce, respectant le droit de chacun à vaquer librement à ses convictions. Le temps de l’émotion est caduque, laissant la place à un esprit efficace de responsabilité partagée et constructive. Mettant les hommes et les femmes qu’il faut à la place qu’il faut.
 
AGD fait-il tremblé au tant que ca ? Cette crainte et cette peur ne sont-elles pas l’expression d’une reconnaissance voilée de sa capacité d’homme d’Etat par ses adversaires cachés ? Ce technocrate haut cadre international est un atout ou un désavantage pour la Centrafrique ? Quelle contribution peut-il apporter au pays vis-à-vis des institutions financières internationales dans l’état actuel d’assèchement financier que subit le pays ? Quel changement peut-il apporté pour le redressement de ce pays ? Voila la problématique qui nous intéresse.
 
Certes, j’ai été choqué en lisant cette rubrique fruit d’une haine. Et en prenant du recul, je me suis fait une raison de ne pas me laisser retrancher derrière un mutisme complice. Je ne suis pas l’avocat Anicet Georges Dologuélé loin de là, c’est parce que je connais l’homme. Comme tout être humain, il a ses qualités et ses défauts.
De tout ce que j’ai lu et écouté ci et là, il n’est jamais mentionné ou écrit un crime de sang à son actif ou impliqué dans une affaire très proche.
 
Ceux qui ont pris la peine de nourrir puis de vendre la jalousie et la haine aux centrafricains très fragiles psychologiquement en ce moment seront responsables de toute atteinte à l’intégrité physique d’AGD et de sa famille. Il ne s’agit pas d’un vain discours politique ni d’un débat politique encore moins d’une campagne électorale mais d’une jalousie maladive entrainant la haine qui s’avère dangereusement malsain pas seulement pour AGD mais pour le pays.
 
« C’est souvent l’abondance du cœur que la bouche parle ». Prenons soin de nos petites langues si malicieuses mais qui font de dégâts colossaux. « Si votre langue est une occasion de chute pour vous arrachez-la et jetez-la loin de vous. Si votre main par laquelle vous colportez la haine et la jalousie est une occasion de chute aussi pour vous, coupez la car vaut mieux pour vous de perdre juste une seule main afin de préserver tout le corps de la destruction. Soyez dans la vérité et la vérité vous affranchira »
 
QUE CEUX ET CELLES QUI ONT LES OREILLES POUR ENTENDRE, ENTENDENT
 
Jean-Gualbert Togba

Dans la même rubrique :