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AFRIQUE

Rencontre citoyenne à Dolisie au Congo : Ibam Ngambili recommande le débat constructif à la place des invectives


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 6 Août 2018 modifié le 6 Août 2018 - 19:42

« L’Initiative le Congo que nous voulons » a mis le cap sur Dolisie, le 4 août dernier, avec une réflexion orientée sur les questions forestières, minières et touristiques du Niari, capitale de l’or vert. Avant le débat interactif, le coordonnateur de cette initiative, Ibam Exaucé Ngambili, a invité les congolais à ne pas prêter le flanc au procès d’intention, mais à s’ouvrir plutôt au débat constructif pour la construction de l’édifice Congo.


L'Honorable Ibam Exaucé Ngambili dans son mot introductif.
L'Honorable Ibam Exaucé Ngambili dans son mot introductif.
Véritable démonstration de force des organisateurs de « L’Initiative le Congo que nous voulons » à Dolisie, troisième ville du Congo. L' engouement de la population a été remarquable à la préfecture du Niari qui a abrité la rencontre citoyenne . Toutes les sensibilisés se sont mobilisées comme un seul homme pour donner un cachet particulier à cet événement où les préoccupations du Congo profond sont débattues à ciel ouvert.

A Dolisie, le débat a été de taille avec des exposés pertinents et des contributions d’une richesse inestimable. La déception est venue du côté du grand public qui a continué à confondre l’objet de ces plateformes d’échange et surtout la vision des tenants de « l’Initiative le Congo que nous voulons » dénaturée par certains congolais , en mal de popularité, sur les réseaux sociaux.

Le coordonnateur de cette initiative, Ibam Exaucé Ngambili, ayant compris cela, n’a pas manqué de repréciser les choses. Pour lui, il n’est pas bienséant d’attenter à l’honneur et à la dignité d’un homme qui se met au service de ses concitoyens. « Nous disons non à l’outrance, non à l’invective, non au procès d’intention. Oui à l’échange constructif, car il est la sève nourricière d’un pays qui veut se développer » a-t-il laissé entendre avant de marteler «… Denis Christel Sassou N’guesso est constant sur ce qu’il fait. C’est une chance pour le Congo d’avoir ce genre d’homme. »

Cette mise au point du coordonnateur Ibam Ngambili est à mettre à l’actif de la compagne de diabolisation orchestrée sur les réseaux sociaux jetant de l’opprobre sur le parrain de « l’Initiative le Congo que nous voulons » qu’est Denis Christel Sassou N’guesso qui, avant d’interagir avec la population locale, a levé toute équivoque : « L’initiative est simplement un cercle de réflexion, une plateforme de discussion ou tout le monde peut ou doit se retrouver afin que nous puissions échanger sur tout ce qui nous concerne entant que congolais. Notre rôle est de porter nos préoccupations, ou mêmes nos contributions à ceux qui nous gouvernent… »

Au cours du débat, certaines interventions ont tiré sur la sonnette d’alarme sur d’autres pesanteurs qui risqueront d’étouffer l’ambition ou la vision de Denis Christel Sassou N’Guesso considéré par certains congolais comme un philanthrope et qui a placé au cœur de son action le développement du capital humain. Par ces interventions, les populations ne craignaient que le combat du président de la Fondation Perspectives d’ Avenir ne soit entamé par les caciques, le village, la famille et le concept nord-sud devenu légion au Congo.

En réponse à toutes ces inquiétudes, l’auteur de l’opuscule « Ce que je crois », a pensé que ce serait très dommage pour le Congo si demain les choses ne s’inversaient pas parce que la majorité ne l’aurait pas souhaité. Sur le repli identitaire, a-t-il précisé, son point de vu restera le même, car il continuera à prôner l’unité nationale et de conclure : « …quand vous parlez des caciques, si tel est leur vision, je ne peux l’affirmer ici, mais je pense aujourd’hui que le Congo va avancer et une nouvelle génération va émerger… Je m’adresse pas aux caciques, mais au congolais qui a entre 18 et 20 ans aujourd’hui pour que justement qu’il ne construise pas sa pensée politique autour du repli identitaire… »

A noter que, outre les témoignages des populations du Niari sur certaines antivaleurs qui gangrènent leur département projetés sur écran, « L’Initiative le Congo que nous voulons » a orienté sa réflexion à Dolisie sur des thématiques ayant trait à la forêt et au développement, aux gisements miniers et aux potentialités touristiques de ce département qui compte actuellement une population de 289.198 habitants repartie sur 23.942 km2 selon une étude publiée par l'atlas des populations et pays du monde en juillet 2018.