POINT DE VUE

Tchad: la gouvernance de l’abjecte et de l'ignominie


Alwihda Info | Par - Җ€BIЯ - - 9 Mars 2008


Avec le déguerpissement des quartiers de Ndjamena dont le très historique quartier de Gardolé, Idriss DEBY n’a fait qu’accroître le cercle des Tchadiens qui vont encore le haïr a vie.


On ne saura jamais mesurer l’immensité de l’opprobre dont fait magistralement montre le despote Idriss DEBY pour sa gouvernance du Tchad, une manière au diapason de la réalité d’un Etat digne de ce nom. Le régime de DEBY n’est rien d’autre qu’une machine a répression de la population civile, un véritable rouleau compresseur tribal et d’exclusion sociale.

Avec le déguerpissement des quartiers de Ndjamena dont le très historique quartier de Gardolé, Idriss DEBY n’a fait qu’accroître le cercle des Tchadiens qui vont encore le haïr a vie, ces milliers de personnes, ces enfants, ces femmes et ces vieillards jetés dans la rue, n’ont aucune institution a qui se vouer si ce n’est implorer le créateur suprême de mettre un terme a la souffrance des populations civiles, victimes des frasques d’un homme qui n’a aucune carrure d’un
homme d’Etat mais, plutôt celle d’un délinquant sournois qui s’amuse a triturer la blessure des uns et des autres par ses actes cruels.

Un chef d’Etat soucieux du devenir de son peuple ne jettera point ses milliers d’hommes, femmes, enfants et vieillards qui venaient a peine de sortir des conséquences de l’incursion des rebelles a Ndjamena. Beaucoup de familles sont en période de deuil de leur proche mort lors des combats et sont encore sous le choc et le traumatisme. Comment comprendre ce geste inhumain de DEBY ?

Le Président Idriss DEBY par ses actes hautement répréhensibles a-t-il un brin d’humanisme dans son cœur ?

Acceptera t-il de voir sa progéniture et ses proches qui occupent(illégalement) depuis bientôt deux(2) décennies les bâtiments administratifs et ceux de la CNPS(Villas Italdine), l’ancienne Présidence, certaines villas de l’Asecna de se retrouver sur la rue sans toit ?

Le peuple tchadien en vraiment en danger face a l’irascibilité d’un homme sans cœur qui trouve son orgasme moral dans la souffrance infligée a autrui. Que fera t-il un jour face a la justice des Hommes et surtout celle implacable de notre créateur omniscient ?

Croit-il pouvoir corrompre les gens face a la justice divine ?
Peut-il délibérément et indéfiniment faire souffrir ce peuple sans en payer les prix ?
Que diront un jour a l’histoire les mange-mil et chèvres brouteuses que son Nouredine Delwa Kassiré Koumakoye Gabgalia( a-t-il oublié d’ajouter ce dernier a son patronyme) et sa racaille de situationo-opportuniste ?

En tout cas, le régime de DEBY n’est pas éternel, les Hommes partent, la justice restera aussi longtemps qu’il le faut pour faire la lumière de tous les actes de cruauté, de massacres, de vols et pillages de deniers publics. Souvenez vous de ceux qui hier étaient au summum de leur gloire et qui comme par magie, font face a la justice et a la pure humiliation. Suivez mon regard vers la Haye et ayez une pensée a Charles Taylor, Samuel Doe, Robert Guei …pour ne parler que de ceux là.

Depuis sa rébarbative accession a la magistrature suprême en 1990, monsieur Idriss DEBY et les siens rivalisent d’hardiesse et d’adresse pour creuser le fossé entre la population et eux. C’est ainsi qu’ils se sont inscrits dans la logique de l’exclusion, de la répression, des massacres , de pillages systématique des deniers publics et l’enrichissement illicite alors que la paupérisation de la population va crescendo, laissant place a une misère noire qui s’incruste chaque jour dans les familles Tchadiennes au même moment où DEBY et les siens vivent somptuairement au mépris de la misère de la majorité silencieuse.

Parlant de quartiers a déguerpir, DEBY et ses « urbanistes » ont –ils une myopie pour voir l’illégalité des occupations des quartiers comme Am-djarass au 1er arrondissement municipal de la ville de Ndjamena ?
A t-on deux catégories de population au Tchad ? celle qui doivent tous subir et celles qui restent fortes et impunies de ses actes ?
Le moment viendra où Monsieur DEBY, sa marmaille et ses thuriféraires répondront de leur acte devant la loi, la vraie loi.

Vous pouvez casser toutes nos maisons !
Tuer chaque jour mais vous ne pourriez jamais exterminer les Hommes sur cette terre africaine du Tchad.

Sans maison, sans arme, sans char le peuple Tchadien vaincra ses fossoyeurs !
Que ces milliers de familles jetées dans les rues disent non a la dictature et a l’inconcevable.
Que les associations de défense des Droits humains et des libertés, la presse et tous les Hommes de bonne volonté dénoncent a l’unanimité ces actes de barbarie du régime inhumain de DEBY.

A la RADDHO, nous demandons en tant que seule organisation crédible au niveau du continent contrairement a l’Union Africaine, a AMNESTY INTERNATIONAL et HUMAN RIGHT WATCH de peser de tous leurs poids pour relayer la voix des millions de Tchadiens qui subissent quotidiennement dans leur chair et leur âme, l’animosité et la dictature du régime mafieux de Ndjamena.

Apres la coupe sauvage des arbres sur l’avenue Charles De gaulle, le déguerpissement inhumain de certains quartiers de Ndjamena, l’arrestation des opposants et de centaines d’anonymes, la chasse a la presse et aux défenseurs des Droits de l’Homme, que nous réserve t-il le régime anti-national ?

Abbas Kayangar

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