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POINT DE VUE

Algérie : grandes manœuvres internationales avant les élections


Alwihda Info | Par Mounir al-Hassan - 1 Février 2019 modifié le 5 Février 2019 - 08:04


Gaïd Salah. © DR
Gaïd Salah. © DR
L'entourage de Gaïd Salah se félicite car il vient d'obtenir un soutien total de plusieurs chefs d'Etat. Les présidents mauritanien, guinéen, nigérien, tchadien, camerounais, sud-africain, kenyan, burundais, tanzanien et djiboutien pour l'Afrique subsaharienne ; les présidents tunisien, égyptien et syrien ainsi que Haftar dirigeant de facto l'Est Libyen et Mohamed ben Zayed le ministre de la défense des EAU pour le monde arabe (Mauritanie déjà cité) ; Mais surtout de la Russie, ainsi que de l'Iran et plus anecdotique le Venezuela, la Serbie, Cuba, la Bolivie, le Cambodge ou bien le président moldave. Tous ont affirmé leur soutien à Gaïd Salah.

Ils font confiance à Gaïd Salah pour trouver un candidat soumis à l'autorité militaire et fidèle aux alliances internationales. Mais ce candidat soumis devra avoir le verbe haut pour faire impression à la tribune de l'ONU et de l'UA. Salah et son candidat devront être ferme contre les "ingérences humanitaires" des occidentaux.

Tout les dirigeants cités encouragent l'actuel vice-ministre de la défense à se créer un poste de vice-président. L'Algérie aura leur soutien total sur le Sahara occidental, officiellement, ou officieusement pour les "amis" du Maroc. Il est aussi clair de faire échouer l'intégration du Maroc dans la CEDEAO.

Par contre, on demande à Gaïd Salah un soutien à Caib Essebsi et son fils et de mettre des bâtons dans les roues du premier ministre tunisien et bien sûr dans celles d'Ennahda.

Gaïd Salah a accepté de favoriser Haftar et d'ignorer le gouvernement de Tripoli.

Un projet de Salah et de ses parrains est que les armées algériennes et égyptiennes interviennent en Libye en tant que "casques verts". Les mêmes casques verts seraient envoyé en Syrie en cas d'escalade entre Israël et l'Iran, à la demande de la Ligue Arabe et de la Russie.

Il est aussi demandé à Gaïd Salah d'éliminer le jihadistes touareg Iyad ag Ghali, ce qui peut poser problème au sein de l'appareil sécuritaire algérien, la Mauritanie hésite elle aussi à cause des répercussions qu'il pourrait y avoir sur son territoire. Mais plusieurs Etats proposent à Salah de rendre public des liens entre son ennemi "Toufik" et ag Ghali, un avantage sur la scène intérieur pour faire élire son candidat. S'il s'avère trop risqué que l'armée algérienne élimine elle même Iyad ag Ghali, Issoufou et Déby ont proposé que cela soit fait par des ex-rebelles touareg du Niger ou des rebelles Darfouri. En dernier recours, si les Algériens l'acceptent, on pourrait donner cette charge à l'armée française. 

Malgré le "problème ag Ghali" les proches de Gaïd Salah se réjouissent de ce soutien international.

Correspondance particulière 
Mounir al-Hassan
mouniralhassan@protonmail.com