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AFRIQUE

Cameroun/Foumbot : Des trafiquants d'ossements humains devant le Tribunal


Alwihda Info | Par - 23 Juillet 2020

Les charges ont été portées contre eux suite à leur arrestation le 26 juin dernier par la brigade de gendarmerie de Foumbot, en possession de deux squelettes humains presque complets.


Le trafic de parties du corps humain serait en augmentation dans le département du Noun (région de l’Ouest).
Le trafic de parties du corps humain serait en augmentation dans le département du Noun (région de l’Ouest).
Deux personnes comparaitront devant le Tribunal de Première Instance de Foumbot dans le cadre du trafic d'ossements humains. Les charges ont été portées contre eux suite à leur arrestation par la brigade de gendarmerie de Foumbot le 26 juin dernier, avec deux squelettes humains presque complets.

Le procès qui en sera à sa seconde audience aura lieu le 27 juillet. Foundikou Fakoue Aminou (26 ans) et Lontsi Saint-Clair (40 ans) ont été interpellés lors d'une opération menée par des agents de la Gendarmerie nationale et ceux du Poste de contrôle forestier et de Chasse de Foumbot. L’opération s’est déroulée avec l'assistance technique de LAGA, une organisation non gouvernementale qui œuvre pour l’application de la loi sur la faune au Cameroun adoptée en 1994. Ils ont été trouvés en possession d'ossements humains dans deux valises. L'affaire qui a débuté le 13 juillet et a ainsi été reportée par le juge au 27 juillet pour permettre aux deux parties de se préparer au procès et de commencer sérieusement avec les arguments et les présentations.

Le trafic de parties du corps humain serait en augmentation dans le département du Noun (région de l’Ouest), malgré les efforts des forces de l'ordre pour traquer et punir les trafiquants. Le 20 mai 2020, trois trafiquants de squelettes humains avaient de nouveau été arrêtés à Foumbot et condamnés à 5 ans de prison par le Tribunal de Première Instance de de cette ville. L’on constate que ces réseaux de trafic sont liés et font partie de réseaux encore plus vastes. Les deux cas de trafic d'ossements humains ont été découverts à la suite d’enquêtes sur le trafic d'espèces d’animaux sauvages, indiquant le lien entre le trafic d'espèces sauvages et le trafic d'ossements humains.

Les autorités renforcent donc la lutte contre le trafic d'espèces sauvages. Et dans ce contexte, l'audience contre trois trafiquants de pointes d'ivoire se tiendra le 28 juillet au Tribunal de Première Instance de Ndokoti (Douala) pour la troisième fois. Ils ont été arrêtés avec 26 kg de pointes d’ivoire par les agents de la délégation régionale des Forêts et de la Faune de la région du Littoral, en collaboration avec la police.