
Un projet de réhabilitation à l'arrêt
Lancés en 2014, les travaux de réhabilitation de l'axe Maroua-Mora-Dabanga-Kousseri avaient été brusquement interrompus suite à l'enlèvement de 10 ouvriers chinois par Boko Haram. Les travaux ont ensuite été confiés au génie militaire, mais sans succès significatif. À ce jour, seule la section Maroua-Mora, longue de 60 km, a été bitumée.
Cette route est pourtant vitale pour les échanges commerciaux entre le Cameroun, le Nigeria et le Tchad. Son niveau de dégradation représente un énorme manque à gagner pour les transporteurs, qui y passent désormais plusieurs jours pour atteindre leur destination.

Un "chemin de croix" pour les chauffeurs
Voyager entre Mora et Kousseri par la route, surtout en saison des pluies, est devenu un véritable défi. Le tronçon Mora-Dabanga-Kousseri (MDK) est décrit comme un "chemin de croix" pour les usagers. La patience est de mise, car un simple trajet de quelques heures peut se transformer en une épopée de plusieurs jours.