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POINT DE VUE

Cameroun : Samuel Mvondo Ayolo, l’homme intègre lynché par des ambitieux politiques


Alwihda Info | Par Jean-Pierre Ateba Mendo, Politologue - 18 Janvier 2022

Depuis quelques jours, le ministre, directeur du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun est livré à la vindicte populaire par une machination bien huilée au cœur de l'Etat, et vendu à l'hôtel des ambitions grandiloquents et délirants des faux dauphins autoproclamés.


Le président Paul Biya et le ministre directeur du Cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo.
Le président Paul Biya et le ministre directeur du Cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo.
Au Cameroun, le remaniement ministériel annoncé, et surtout, la reprise des affaires portant sur la lutte contre les détournements des fonds publics, offrent l’occasion à certains politiques tapis dans l’ombre, de remettre au goût du jour, leurs velléités de contrôle des affaires de l’Etat.

A travers les réseaux sociaux, l’activisme des supposés influenceurs prend du terrain, pour mettre au-devant de la scène, des hauts commis de l’Etat, se recrutant au sein des proches collaborateurs du chef de l’Etat. Pourtant, dans leur volonté manifeste et funeste de nuire, des hommes politiques trainent de nombreuses casseroles, caractérisées par des actes de gabegie et de détournements de fonds publics à ciel ouvert, à l’exemple de la gestion des fonds alloués pour lutter contre le Covid-19, et même des marchés portant sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations.

« Tous ceux qui se rendent coupables de malversations financières ou d’enrichissement illicite, en assumeront les conséquences devant les juridictions compétentes », prévenait alors le président de la République, à l’occasion de son adresse à la Nation du 31 décembre 2021. Pendant ce temps, une horde de haineux et des aigris a décidé de divertir le peuple, en inventant une autre histoire sur un serviteur loyal et fidèle du président Paul Biya.

En effet, Samuel Mvondo Ayolo, le ministre, directeur du Cabinet civil à la présidence de la République est encore la cible d’une interminable cabale d’une cohorte d’individus déterminés dans leurs ambitions démesurées de s’accaparer les rênes du pays. Ainsi donc, au moment où plusieurs collaborateurs du chef de l’Etat ont plongé leur réflexion de tous les instants, dans sa succession à la tête de l’Etat, le seul crime de son ministre directeur du Cabinet civil est sa loyauté indéfectible à un homme.

Cela dit, tous les coups sont alors permis, dans ce qui pourrait s’apparenter à une guerre épique de plusieurs prétendants à la succession. Après quelques mois d’accalmie, une autre chronique, savamment orchestrée et animée par une bassesse qui prend le dessus sur la morale, et qui anime depuis quelques jours les réseaux sociaux, avec l’histoire des pseudos prostituées invitées par les autorités camerounaises, pour assister à la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies 2021.

C’est donc dans cet environnement pollué, aux enjeux liés au renouvellement attendu du personnel gouvernemental, et de la succession au sommet de l’Etat, que s’inscrit la fuite d’une correspondance, pourtant interne à la présidence de la République, du ministre directeur du Cabinet civil, adressée au ministre d'État, secrétaire général de la présidence de la République. Elle s’est retrouvée sur les réseaux sociaux, pour animer un débat qui est allé dans tous les sens.

Et lorsque le destinataire et le destinateur de cette correspondance s’avèrent être les deux plus proches collaborateurs du chef de l’Etat, l’on comprend la détermination qui anime certains à y semer la délation et la manipulation. Il s’agit de la réquisition des titres de transport au bénéfice de trois Camerounaises de la diaspora, reconnues dans la défense de l'image de marque du pays et de son dirigeant, écornée ces derniers temps par les égarements d'une certaine opposition en mal de repères, installée en Europe.

A la vérité, des informations puisées à bonne source, ces dames n’étaient manifestement pas parmi les invités du directeur du Cabinet civil, et comme l’attestent d’ailleurs les témoignages des intéressées. Pendant ce temps, certains pontes du régime, incontestablement en en mal de confiance présidentielle, ont fait mousser cette pseudo-affaire à des fins macabres. Elles étaient plutôt les invités de l’épouse d’un directeur général de société, dont l’épouse est haut responsable du Cercle des Amis du Cameroun (CERAC) et proche de la Première dame du Cameroun, qui, selon toute vraisemblance se serait offusquée du comportement indigne de ces Camerounaises prétendument influenceuses.

Il apparaît donc que ces bloggeuses ont échappé à tout contrôle, amenant les autorités à les renvoyer en France manu militari.