Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

Centrafrique : « La rencontre entre Bozizé et Touadera n’est pas obligatoire » (parti KNK)


Alwihda Info | Par Husseini Mahamat - 15 Janvier 2020 modifié le 15 Janvier 2020 - 19:42


Centrafrique : « La rencontre entre Bozizé et Touadera n’est pas obligatoire  » (parti KNK)
Des langues ne cessent de se délier depuis le retour en Centrafrique de l’ex-président centrafricain, François Bozizé. La fameuse audience sollicitée par François Bozizé a pris une autre tournure, illustrée par des interprétations diverses entachées pour la plupart de mensonges, selon le parti Kwa Na Kwa (KNK).

Le secrétaire général adjoint du parti KNK, Christian Guenebem est monté au créneau lors d’une conférence de presse tenue le 14 janvier 2020 pour expliquer de quoi il s’agit exactement.

Tout remonte en date du 20 décembre 2019 où le KNK a demandé une audience auprès du président Touadera, au cours de laquelle François Bozizé devrait présenter sa vision de la contribution qu’il souhaite apporter au processus de rétablissement de la paix et la réconciliation en République Centrafricaine. Depuis cette date, des démarches sont vaines pour caler le jour de l’audience.

A en croire le porte –parole du KNK, l’audience n’a rien a voir la question de sécurité de l’ex chef d’Etat, évoquée lors d’une autre rencontre le 26 décembre 2019. « Il est important de souligner ici que lorque l’on parle de 30 éléments de sécurité, c’est en tenant compte du principe de la rotation des éléments qui ne travailleront pas tous en même temps. De plus, il y’a ceux qui assureront la sécurité du domicile, ceux qui seront affectés à l’escorte et ceux qui seront de repos. On parle donc ici de trois équipes de dix personnes » a expliqué Christian Guenebem.

Le parti KNK réaffirme que la demande de cette audience relève du bon sens. Il dénonce par ailleurs, la politique de deux poids deux mesures affichée par les autorités du pays à l’égard de François Bozizé. L’ex président de la transition Michel Djotodjia, arrivé à Bangui le 10 janvier 2020, a choisi les hommes affectés à sa sécurité rapprochée mais pourquoi ne pas en faire autant à l’ex chef de l’Etat François Bozizé » s’est indigné le KNK.

Qu’à cela ne tienne, le KNK affirme qu’il n’est pas pressé pour cette audience et que celle-ci n’est pas une obligation.

Le KNK a tenu a précise que son leader est venu au pays à la demande de ses militants. C’est à son parti de décider s’il peut se présenter à l’élection présidentielle ou prendre sa retraite politique.
« Les préalables du KNK » ne sont pas une menace – Bozizé n’est pas venu pour faire un coup d’Etat » a ajouté Christian Guenebem.

Le KNK tape du poing sur la table pour dire haut et fort que « Le tête à tête François Bozizé –Faustin Archange Touadera qui n’est qu’une simple visite de courtoisie ne doit pas devenir une affaire d’Etat pour nuire à la personnalité de celui qui a aussi dirigé ce pays pendant deux mandats- 10 ans.

La question du passeport diplomatique délivrée le 23 mai 2019 à Michel Djotodjia avec la fonction de « ancien chef d’état » est soulignée par le KNK qui qualifie cela d’une injustice.

Le bras de fer est dur entre le KNK et les autorités du pays ainsi que leurs alliés. Du coté du KNK, c’est sérénité dans l’attente de l’audience selon la mesure du possible. Quant aux autorités et sympathisants du régime, c’est la campagne d’intoxication émaillée de messages de haine tendant à pousser le camp KNK à la révolte qui est activée. Il y’a la peur au ventre de part et d’autre. Le peuple centrafricain n’aspire qu’à la paix et le vivre-ensemble en cette année électorale.

Puisse chaque partie exhorter ses sympathisants à la retenue et à ne pas répondre aux provocations comme l’a souligné le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera dans son message à la nation le 31 décembre 2019. Le peuple a trop souffert et continue de souffrir dans les zones sous contrôles des groupes armés avec l’exemple palpable de la ville d’Alindao où il y’a eu des violents affrontements entre des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des rebelles de l’UPC le 9 janvier dernier.

La langue humaine ne devrait se délier que pour parler dans le bons sens et non pour nuire à son prochain.