AFRIQUE

Côte d’Ivoire/surpopulation carcérale, conditions de détention précaires des prisonniers : L’Acat-CI entend vulgariser le nouveau code de procédure pénale


Alwihda Info | Par - 28 Juin 2019



Faire connaître les dispositions du nouveau code de procédure pénale, en faveur de la réduction de la population carcérale et l’amélioration des conditions de détention en Côte d’Ivoire. Tel est l’objectif que s’est assigné l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture de Côte d’Ivoire (Acat-CI).
Ainsi, elle a organisé en collaboration avec la Fondation Friedrich Naumann un panel autour du thème : « Le nouveau code de procédure pénale et l’amélioration des conditions de détention en Côte d’Ivoire ». C’était à l’occasion de la commémoration de la 22e Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, le 26 juin à Abidjan-Cocody.
Selon le Président du conseil d’administration (Pca) de l’Acat-CI, Assohou Wenceslas, qui s’est exprimé sur le sous-thème : « Regard de l’Acat-CI sur les conditions de détention en Côte d’Ivoire », les prisons sont en état de précarité et surpeuplées. Il a cité un taux de 250% de surpopulation des prisons ivoiriennes.
Assohou Wenceslas a également souligné que grâce à certains efforts de l’Acat-CI et du gouvernement ivoirien, de par la construction de nouvelles prisons, le taux de détention préventive est passé de 40 à 32%. Il a soutenu dans ces propos que le nouveau code de procédure pénale permettrait de réduire de manière drastique, le taux de détention préventive. Ainsi, a-t-il lancé un appel à tous les acteurs (étatique, société civile, journaliste…), pour une appropriation du nouveau code de procédure pénale adopté le 27 décembre 2018.  
 

Citant pour sa part, quelques acquis contenus dans le nouveau code de procédure pénale, la magistrate Kaboré Guiro a relevé : le renforcement des pouvoirs de direction de la police judiciaire. Ensuite, des alternatives à l’emprisonnement, tels que le contrôle judiciaire qui permet au juge d’instruction de ne plus placer forcement sous mandat de dépôt. Puis, les crimes désormais jugés par un tribunal criminel, qui est susceptible d’appel.
Pour Dadie Séraphin, représentant la secrétaire d’Etat auprès du Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, plusieurs efforts ont été faits par le gouvernement. Notamment, la réduction du délai de détention préventive qui ne doit plus excéder 18 mois. Dadie Séraphin a, au nom de la secrétaire d’Etat auprès du Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’homme salué les actions de l’Acat-CI, pour l’amélioration des conditions des détenus.
 
Journaliste, correspondant d'Alwihda Info en Côte d'Ivoire. En savoir plus sur cet auteur

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