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ANALYSE

Education nationale: une année confuse au Tchad


Alwihda Info | Par Bastonne Kagonbé Teyané - 24 Décembre 2017 modifié le 24 Décembre 2017 - 10:18


Des enfants dans une école à Faya. Crédits photo : opération épervier
Des enfants dans une école à Faya. Crédits photo : opération épervier
Souvent cité comme priorité du Gouvernement du Tchad, le système bas de l’aile depuis des décennies. Qu’est ce qu’on n’a pas écouté sur l’éducation nationale. Ce secteur fondamental a encore une fois été malmené. Rétrospective !

Bien que la rentrée scolaire 2017-2018 soit effective sur l’ensemble du territoire national tchadien, les perturbations perdurent. D’abord, la revendication des subsides des maitres communautaires est restée d’actualité. Ils réclament à l’Etat tchadien plus de 40 mois de primes et subsides. La revendication des primes des examens et concours ont perturbé quelques régions, notamment, le Moyen Chari, Mandoul et Ndjamena.

La rentrée scolaire 2016-2017 a débutée en janvier sur toute l’étendue du territoire nationale suite aux grèves des syndicats pour demander la non-application des 16 mesures prises par le gouvernement fin 2016 pour juguler la crise économique. Pendant que nous mettons sous presse, la prime des examens et concours de l’année précédente n’a pas totalement versée.

A l’enseignement supérieur, l’année 2015-2016 n’a pas encore boucle dans les différentes facultés de l’université de N’Djamena. Dans les universités de province, les grèves répétitives sont caractérisées par la réclamation des primes et indemnités des Syndicats des Enseignants du Supérieur (SYNES).

La décision du gouvernement de supprimer la bourse des étudiants de l’intérieur du pays a entrainé des grèves déclenchées par l’Union des Nationale des Etudiants Tchadiens (UNET). En février, plus de 40 étudiants ont été arrêtés et condamnés à un mois de prison. Ceci a entrainé une grève des étudiants pendant plus d’un mois.

A verser dans le même chapitre, l’audit des diplômes enclenché par le gouvernement de la République du Tchad comme l’une des mesures phares pour assainir la fonction publique, n’a finalement pas eu les résultats escomptés. A cela, s’en est suivi le recensement physique des agents civil de l’Etat du ministère de l’éducation nationale.

Il faut dire qu’au cours de l’année, plus de 500 fonctionnaires du même ministère ont été radiés de l’effectif des agents de l’Etat pour motif d'abandon de poste. Parmi ceux-ci, on compte plusieurs qui ne sont plus de ce monde depuis 3 à 5 ans, pourtant ils continuent à émarger sur le budget de l’Etat.