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AFRIQUE

Idriss Déby : "La balkanisation de la Libye est un risque que nous voyons venir"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 15 Mars 2020


Idriss Déby : "La balkanisation de la Libye est un risque que nous voyons venir". © DR
Idriss Déby : "La balkanisation de la Libye est un risque que nous voyons venir". © DR
"La balkanisation de la Libye est un risque que nous voyons venir", a déclaré jeudi le chef de l'Etat tchadien Idriss Déby, lors d'une réunion du groupe de contact de l’Union Africaine sur la Libye, qui s'est tenue à Oyo, au Congo.

Le dirigeant tchadien a plaidé "pour une sortie rapide de la crise, malgré la multiplicité des conférences et des agendas incompatibles avec des intérêts des particuliers", et des "solutions concrètes à envisager sans détour."

D'après lui, "les protagonistes libyens eux-mêmes ont suffisamment mesuré le prix du chaos que vit leur pays et les souffrances que subissent au quotidien les populations civiles."

"La communauté internationale se doit d'harmoniser et de coordonner ses efforts pour favoriser un consensus entre les libyens autour des chacune des questions qui les divisent", a-t-il dit.

Stopper les ingérences extérieures

Le Tchad est "convaincu que la solution à la crise Libyenne est politique et non militaire. Elle doit être le résultat d'une entente entre les libyens eux-mêmes", a précisé Idriss Déby.

Il a préconisé une solution à la crise qui doit être inclusive et doit intégrer tous les aspects institutionnels, politiques, sécuritaires, économiques ainsi que les réalités ethniques, régionales, et politiques de la société libyenne pour favoriser une véritable réconciliation nationale.

L'UA à travers son comité de haut niveau et les pays voisins de la Libye "ne ménagent aucun effort pour aider nos frères libyens à se réconcilier, même si parfois l'on a tendance à négliger le rôle important que l'Afrique peut jouer dans le règlement de la crise libyenne. La tenue du dialogue inclusif inter-libyen constitue une étape cruciale", a ajouté le président du Tchad.

Selon lui, "il est urgent de mettre un terme à toutes les ingérences extérieures en Libye, mettre en place un mécanisme efficace de surveillance pour faire respecter les engagements pris par les grandes puissances, notamment l'embargo sur les armes."

La réunion du 12 mars dernier a été initiée par Denis Sassou N’Guesso, président du comité de haut niveau de l’UA sur la Libye. Se tenant dans un contexte particulier marqué par la démission de l’envoyé spécial des Nations-Unies sur la Libye, Ghassan Salami, cette réunion s’est fixée pour objectif de créer les conditions de désignation de la commission préparatoire de la conférence inter-libyenne inclusive, conformément à la feuille de route adoptée par le comité de haut niveau de l’UA lors de son 8ème sommet, tenu à Brazzaville, le 30 janvier dernier.