La capitale équato-guinéenne est devenue, le temps d'un sommet, le centre névralgique de la diplomatie en Afrique Centrale. Cette session du Conseil des ministres s'inscrit dans une dynamique de renforcement de l'intégration régionale, à un moment où la zone CEEAC cherche à peser davantage sur l'échiquier continental.
Le Tchad, acteur clé de la concertation
Le Tchad marque sa présence à ce rendez-vous de haut niveau avec une délégation conduite par le Ministre d'État, Ministre des Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et des Tchadiens à l'Étranger, S.E. Dr Abderaman Koulamallah (représentant le dynamisme diplomatique tchadien).
Pour N'Djaména, l'enjeu est double :
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Consolider la solidarité régionale face aux défis sécuritaires et économiques.
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Participer activement à la restructuration de la Commission pour garantir une représentativité équitable.
La sélection des commissaires : Un enjeu de gouvernance
Le point focal de cette réunion ministérielle est sans conteste la question de la sélection des commissaires de l'organisation. Ce processus est vital pour :
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Professionnaliser la Commission : S'assurer que les profils choisis répondent aux exigences techniques des dossiers (commerce, infrastructures, environnement).
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Équilibrer les pouvoirs : Maintenir une harmonie politique entre les États membres dans la répartition des postes de direction.
Vers une intensification de l'intégration
Au-delà des questions de ressources humaines, les ministres explorent les "grands enjeux" du développement. La CEEAC ambitionne de devenir un bloc économique plus fluide, favorisant la libre circulation des biens et des personnes, tout en accélérant les projets d'interconnexion énergétique et routière dans la sous-région.
L'intensification de la concertation à Malabo témoigne de la volonté des chefs d'État de l'Afrique Centrale de transformer la CEEAC en un moteur de croissance durable pour ses populations.
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Intégration régionale : Malabo au cœur des grandes manœuvres de la CEEAC











