La réunion a permis aux encadreurs des stagiaires magistrats et greffiers, qui exercent leurs fonctions au sein des tribunaux, des cours d'appel et des cabinets d'instruction tchadiens, de partager leurs observations sur la qualité de la formation dispensée aux étudiants, ainsi que sur leur comportement professionnel sur le terrain. Les discussions ont notamment porté sur des aspects essentiels tels que la discipline, le respect de la déontologie et la conformité de leur pratique avec leur cursus de formation.
Selon le Directeur général de l'ENAM Cameroun, Monsieur Harouna Gambo, les encadreurs tchadiens se sont montrés globalement satisfaits du niveau de performance des stagiaires. Il a également été souligné que les étudiants tchadiens de l'ENAM assument eux-mêmes les coûts de leur formation. Cette situation a été l'occasion pour la partie camerounaise de soulever la question d'une éventuelle prise en charge financière de ces étudiants par l'État tchadien.
Cependant, cette perspective ne semble pas opportune pour le moment, selon le Secrétaire général Mahamat Saleh Ben Biang, dans la mesure où le Tchad dispose déjà de sa propre École nationale de formation judiciaire (ENFJ). Il a ainsi recommandé une harmonisation du processus d'inscription des candidats tchadiens à l'ENAM Cameroun, rappelant qu'il existe une autorisation pour concourir et une autre pour se faire former.
Par ailleurs, un projet de convention est actuellement en cours d'élaboration entre l'ENFJ du Tchad et l'ENAM du Cameroun, dans le but de favoriser un échange de formateurs entre les deux institutions.