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Tchad : Déby explique pourquoi il n'ira pas dans la zone des affrontements


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 18 Août 2019 modifié le 18 Août 2019 - 18:12



Tchad : Déby explique pourquoi il n'ira pas dans la zone des affrontements. © Alwihda Info
Tchad : Déby explique pourquoi il n'ira pas dans la zone des affrontements. © Alwihda Info
Le président de la République Idriss Déby a justifié dimanche, à Goz Beida, la raison pour laquelle il ne pourra pas se rendre sur les lieux des affrontements à Arata et Sésabané, localités situées dans la province de Sila. Il a mis en garde à quiconque de prétendre "qu'Idriss ne part pas sur le terrain".

"Ne dites pas qu'Idriss ne part pas sur le terrain, si ce n'est pas la saison des pluies, j'y serais allé. Je serais allé là où il y a eu des morts, chez les Mouro et les Dadjo", a indiqué Déby. Ce choix vise aussi à ne pas compliquer la tâche des services de sécurité.

"Vous êtes là et les gens s'entretuent, puis vous dites que c'est la volonté d'Allah. Non, ce n'est pas la volonté d'Allah. Allah n'a pas dit de tuer son prochain", a-t-il ajouté.

Le président a clairement pointé du doigt les chefs de canton, expliquant qu'ils savent exactement qui détient des armes et qui est impliqué dans les violences. "Vous le savez. (...) Dites seulement où se trouvent les armes et l'armée ira les chercher."

Les personnes qui rendent volontairement leurs armes ne seront pas inquiétées, tandis que celles qui cachent des armes et seront interpellées en leur possession, seront "arrêtées, traduites en justice puis enfermées."

​Un état d'urgence de trois mois renouvelable

"Nous allons décréter un état d'urgence de trois mois. L'Assemblée nationale va aviser. Si les trois mois ne suffisent pas, on va prolonger de trois mois encore", a indiqué le président.

"S'il y a encore des conflits entre arabes et ouaddaïens, et entre Mouro et Dadjo, vous tuez ici, et vous tuez là-bas. Vous tuez dix de chaque côté afin de sauver la majorité. Vous avez l'autorisation. Celui qui ne le fait pas, Monsieur le ministre, vous prenez une décision contre lui", selon le chef de l'Etat.

Il y a quelques jours, des militaires ont été héliportés sur la zone des tensions pour renforcer la sécurité et permettre aux civils de regagner les villages, notamment celui d'Arata qui a été déserté. D'autres militaires ont été déployés en motocyclettes face à l'impraticabilité des routes.