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AFRIQUE

Tchad : L’ambassade de Chine dénonce une campagne malveillante sur la question des Ouïgours


Alwihda Info | Par Steve Djénonkar - 12 Mars 2021

L’Empire du Milieu entame spontanément une campagne de dédiabolisation, suite à des reportages effectués par des médias occidentaux pour ternir à dessein son image.


Tchad : L’ambassade de Chine dénonce une campagne malveillante sur la question des Ouïgours
Beaucoup de médias et d’organisations internationales de défense de droits humains alertent depuis quelques années sur la persécution des Ouïgours, ethnie minoritaire musulmane de la province autonome du Xinjiang. La Chine cependant dénonce une campagne malveillante des médias occidentaux.

En considération de nombreuses attaques terroristes maladroitement attribuées aux musulmans, les autorités chinoises ont entamé une campagne de déradicalisation des membres de la communauté ouïgoure. Beaucoup de ouïgours sont envoyés dans des camps d’internement. Lesquels camps sont qualifiés de « lieux de sanction et de tortures » par Amnesty international dans un récent rapport. Les détenus de ces camps sont assimilés à des « étudiants » devant obtenir « leurs diplômes », enchaîne le consortium international des journalistes d’investigation.

Campagne d’embellissement d’image
La Chine entame spontanément une campagne de dédiabolisation. Pour l’Empire du Milieu, « des médias occidentaux ternissent à dessein son image pour diverses raisons ». Le premier facteur semble idéologique. « L’Occident veut que la Chine se convertisse à la démocratie à l’occidentale, mais ce n’est malheureusement pas le cas », explique l’ambassadeur de la Chine au Tchad, Li Jinjin. Les qualificatifs dépréciatifs envers la Chine tels « Etat totalitaire, champion du monde en violation des droits humains », résultent du refus de la Chine à s’arrimer à cette démocratie.

Le deuxième facteur quant à lui, est économique. Le PIB chinois talonne de près celui des Etats-Unis. « Les Occidentaux ont peur que la Chine fascine les pays en développement », enchaîne Li Jinjin. L’omniprésence chinoise en Afrique principalement témoigne d’une rude concurrence économique. Laquelle concurrence « moins grave que la concurrence idéologique », est redoutée par les Occidentaux.

Xinjiang, province tranquille et économiquement prospère
Comme pour apporter un démenti aux révélations des organisations de défense des droits humains, l’ambassadeur brandit l’harmonie, la prospérité économique de la province du Xinjiang. Les différents symboles de la cohabitation sont les religions. Ces religions sont notamment « l’Islam, le Bouddhisme, le Taoïsme, le Protestantisme, le Catholicisme, les Eglises orthodoxes orientales… »

Sur le plan économique, « grâce aux efforts du gouvernement chinois, l’économie de la région a connu un développement sain et stable au cours des dernières années », annonce l’ambassadeur. Une économie qui a connu une hausse de 7,2% de 2014 à 2019. En dépit de la redoutable pandémie du coronavirus, la hausse est maintenue à 3,4%’’. Sur le plan des infrastructures, les lignes aériennes et ferroviaires desservent les principales villes du Xinjiang. L’électricité et Internet y sont totalement accessibles, se vante Li Jinjin.

Sur le plan social, des niveaux de vie sont améliorées. Plus de 3 millions de personnes sont sorties définitivement de la pauvreté. L’expérience de vie a doublé, augmentant par conséquent la population. Quant à la fameuse déradicalisation, l’ambassadeur assure que le gouvernement chinois a mis en œuvre le plan des Nations-Unies pour la prévention de l’extrémisme violent. Par conséquent, les mesures de prévention de la radicalisation sont conformes à la loi. Ces mesures sont entre autres, la formation professionnelle, l’enseignement du mandarin et les politiques favorables à l’emploi.