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TCHAD

Tchad : Seuls 1,4% des repentis de Boko Haram ont eu accès à l'école, selon une étude


Alwihda Info | Par - 12 Avril 2018 modifié le 12 Avril 2018 - 13:06


Ces chercheurs ont relevé que la région du Lac-Tchad souffre du problème de l’éducation, et de la formation.


Restitution de la mission de déradicalisation du CEDPE au Centre d'Etudes. Alwihda Info
Restitution de la mission de déradicalisation du CEDPE au Centre d'Etudes. Alwihda Info
Un groupe de chercheurs du Centre d’Etudes pour le Développement et la Prévention de l’Extrémisme (CEDPE), de retour d’une mission de recherche dans le cadre du projet de déradicalisation des repentis de Boko Haram dans la zone du Lac-Tchad, a organisé hier, au Centre d’Etude, une journée de restitution de la mission du 29 mars au 4 avril dans le Lac-Tchad. 
 
Sur 284 repentis de Boko Haram, 4 personnes seulement sont inscrites à l’école, soit 1,4%

Cette mission leur a permis de saisir les principaux problèmes de la population du Lac-Tchad ; même si cette zone est placée sous le contrôle militaire de l’Etat tchadien, celui-ci n’a pas assumé d’autres responsabilités importantes comme la santé et l’éducation. Ces chercheurs ont relevé que la région du Lac-Tchad souffre du problème de l’éducation, et de la formation qui est l’une des causes majeures du basculement des jeunes dans le terreau de la secte terroriste Boko Haram.

Restitution de la mission de déradicalisation du CEDPE au Centre d'Etudes. Alwihda Info
Restitution de la mission de déradicalisation du CEDPE au Centre d'Etudes. Alwihda Info
Les chercheurs ont souligné que sur 284 repentis de Boko Haram, 4 personnes seulement sont inscrites à l’école, soit 1,4%. Parmi les rares qui ont eu l'opportunité d'étudier, le niveau le plus haut est la classe préparatoire (CP) d'école primaire, révèle l'étude du CEDPE. En effet, ils relèvent que Boko Haram utilise trois principales techniques pour enrôler les personnes dans la secte terroriste à savoir la terreur, la fausse promesse d’une vie heureuse sur terre et au paradis, et l’allocation piégée. 

Ces chercheurs déplorent la difficile vie que les retournés de Boko Haram mènent. Ils sont dépourvus d'eau potable, de dispensaires et d'écoles.
Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur