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TCHAD

Tchad : au Lac, l'assistance des réfugiés et la crainte d'infiltration de Boko Haram


Alwihda Info | Par Malick Mahamat Tidjani - 9 Janvier 2019 modifié le 9 Janvier 2019 - 20:25



Village de Ngouboua, sur le lac Tchad, attaqué par Boko Haram, fév. 2015. (REUTERS/Madjiasra Nako)
Village de Ngouboua, sur le lac Tchad, attaqué par Boko Haram, fév. 2015. (REUTERS/Madjiasra Nako)
Le ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah et la ministre de la Femme, de la Protection de la petite enfance et de la Solidarité nationale, Dr. Ardjoun Khalil ont fait le déplacement, ce mercredi 9 janvier 2019, à Ngouboua, une localité située à 4 km de la frontière nigérienne. La localité est investie depuis quelques jours par des réfugiés nigériens qui ont fui les attaques de Boko Haram.

Cette visite de deux ministres vise à s’imprégner des conditions de vie des réfugiés et d’apporter l’assistance du gouvernement dans cette localité qui accueille plus de 5000 personnes. Une partie a été transférée au camp de Bagassoula, selon le gouverneur de la province du Lac Tchad, Tahir Barkai.

Après avoir officié le lancement de la distribution des vivres, le ministre Mahamat Abali Salah a exprimé au nom du gouvernement sa reconnaissance aux partenaires humanitaires, aux autorités locales et aux forces de défense et de sécurité qui sont à pied d’œuvre pour assurer la sécurité et la protection des réfugiés. Le ministre a demandé aux réfugiés de "se sentir à l’aise comme chez eux car le Tchad et le Nigeria sont deux pays frères".

Le chef de département de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah a instruit les autorités locales à s’investir davantage car le nombre de réfugiés ne fait qu’augmenter. Par ailleurs, le ministre a exhorté les forces de défense et de sécurité à être vigilantes dans le cadre de l’identification afin d’éviter toute infiltration.

En outre, la ministre Ardjoune Khalil a demandé à la population de soutenir cette couche vulnérable tout en mettant l’accent sur la sensibilisation qui est un secteur important pour la cohabitation et vivre ensemble.