ANALYSE

Tchad : banal comme le grade de général dans l'armée !


Alwihda Info | Par Masrambaye Blaise - 30 Juin 2023


L'actualité de la semaine passée est éclaboussée par l'élévation au grade de général d'armée de plusieurs officiers. Le chef de la junte a distribué à tour de bras, ce grade à ses officiers qui ont cuisiné un repas pour les réfugiés soudanais. Les civils ou paramilitaires, adulateurs du général ont pareillement eu droit à cette distinction.


Il est attribué même aux civils

Du côté des militaires, Ousmane Bahr Mahamat Itno, coordonnateur des zones opérationnelles de l'est et quelques officiers de l'armée tchadienne ayant découpé des oignons, remué la sauce sont bellement récompensés de ce galon.
Chez les paramilitaires, Idriss Youssouf Boy, la star de la transition, était encore sous les feux des projecteurs. L'incontournable ministre-directeur de cabinet de la présidence passe en un clic du grade de contrôleur général de police à celui de général de division. 

Les civils n'étant pas du reste, Bachar Ali Souleymane, actuel gouverneur du Ouaddaï est aussi bombardé contrôleur   général de police à titre exceptionnel. Ibrahim Oumar Mahamat, gouverneur du Logone occidental, civil lui aussi, devient contrôleur général de police par miracle de la transition.

"Bon chien, chasse de race", Mahamat Kaka a tout hérité visiblement de son père. Celui-ci a gratifié du grade de général Mahamat Abali Salah et a fait de lui une multitude de fois un haut cadre de l'État.

Qu'à cela ne tienne ! Nommer d'autres généraux pour suppléer la cinquantaine envoyée par anticipation en retraite est justifiable. Surtout au nom de la  prétendue réforme de cette armée trop clanique.

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