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Tchad : l'UNDR appelle le MPS à tirer les leçons d'El Béchir et Bouteflika


Alwihda Info | Par Mahamat Abdraman Ali Kitire - 17 Avril 2019 modifié le 17 Avril 2019 - 22:37



Tchad : l'UNDR appelle le MPS à tirer les leçons d'El Béchir et Bouteflika
Le 6ème congrès de l’Union pour le développement et le renouveau (UNDR) qui devait logiquement se tenir à Mongo dans la province du Guera, avant d'être annulé par les autorités provinciales, s’est finalement ouvert hier, mardi 16 avril 2019, au siège de ladite formation politique. Il a pris fin aujourd'hui. Plusieurs militants en provenance des quatre coins du Tchad et des invités ont pris part au congrès.

Ce congrès a eu lieu dans un contexte particulièrement difficile où la Cour suprême a décidé d’attribuer le titre de chef de file de l’opposition démocratique au président de l’URD, au détriment du président de l’UNDR à qui était auparavant attribuée cette qualité.

L'évènement a permis de revisiter les textes de base du parti et surtout de préparer les échéances électorales qui se pointent à l’horizon. Dans son adresse, le président de l’UNDR, Saleh Kebzabo a déclaré que le Gouverneur de la province du Guera a "gravement porté atteinte à la charte des partis politiques et a montré à la face du monde que la 4ème République veut démolir la démocratie pour instaurer un système de parti-Etat". Car dit-il, le Gouverneur a justifié sa décision par la situation d’insécurité dans le Guera. « En réalité, le Gouverneur est le bras armé du MPS. Il est chargé de barrer la route à l’UNDR au Guera que le MPS tient à contrôler seul ». 

Concernant l'opposant équato-guinéen, Saleh Kebzabo a dénoncé "une histoire sordide sans tête, ni queue, une fable de mauvais gout montée par les deux régimes autocratiques de Guinée Equatoriale et du Tchad qui se sont entendus pour l’emprisonner depuis le 11 avril".

Kebzabo signe et persiste qu’il est le chef de file de l’opposition conformément à la Loi n° 20/2009 et l’Ordonnance n° 40/2019. "Cette position, je la dois au résultat des élections qui a placé l’UNDR en tête, quelque soit le nombre de députés qu’il aura perdu au cours de la législation. L’ordonnance précise en son article 8 que le mandat du chef de l’opposition démocratique couvre toute la durée de la législation. De ce fait, je dis haut et fort à la Cour suprême que le complot ne passera pas. Je resterai toujours le chef de l’opposition jusqu’à la fin de mon mandat parlementaire", a martelé Saleh Kebzabo.

L’UNDR exhorte le MPS à tirer les leçons des deux évènements majeurs qui viennent de bouleverser la scène politique africaine, à savoir la destitution du président soudanais El Béchir et la démission du président algérien Bouteflika.