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Tchad : la CPDC écrit à Kebzabo, "le rôle de chef de file est purement protocolaire"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 7 Février 2019 modifié le 7 Février 2019 - 19:25



Des chefs de partis politiques réunis au Palais présidentiel à N'Djamena. © PR
Des chefs de partis politiques réunis au Palais présidentiel à N'Djamena. © PR
Les partis politiques membres de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) affirment, dans un courrier adressé à Saleh Kebzabo ce jeudi 7 février, avoir pris connaissance de sa correspondance et "marquent leur grande surprise quant à sa teneur". En cause, le leader de l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), voudrait "détenir les informations relatives à l'implantation des partis politiques et les listes des responsables au niveau de tous les démembrements". Ce que la CPDC qualifie de "dangereux dérapage qui pourrait conduire à un abus de pouvoir ou à un abus d'autorité."

La loi du 30 août 2018 portant statut de l'opposition politique, "n'accorde nulle part au chef de file de l'opposition la prérogative de collecter et centraliser les données concernant l'implantation et les listes des membres des partis politiques de l'opposition. Pas plus qu'elle ne donne à celui-ci le pouvoir de traiter à son niveau de la question de la désignation des représentants de l'opposition dans les organes ou institutions où elle est appelée à siéger", selon le porte-parole adjoint de la CPDC, Poddi Djime Bichara.

La CPDC explique que "la loi ne prévoit aucun organe délibérant des partis politiques de l'opposition. A telle enseigne que les réunions auxquelles (Kebzabo) convie certains partis politiques ont un caractère purement informel et ne sauraient engager l'ensemble des partis politiques de l'opposition."

"Le rôle de chef de file de l'opposition est purement protocolaire. La loi ne lui confère pas le pouvoir de gérer les partis politiques de l'opposition, à l'instar du ministre en charge de l'Administration du territoire", explique la CPDC qui conclut que les partis politiques "ne sauraient répondre favorablement à votre correspondance".