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POINT DE VUE

Tchad: la démesure du ganglion


Alwihda Info | Par - Җ€BIЯ - - 27 Mars 2008 modifié le 28 Mars 2008 - 02:44

Feu Youssouf Togoïmi fut arrosé de tous les subjonctifs, Hassaballah Soubiane de mercenaire à la solde de la Libye, Mahamat Nour Abdelkérim traité de Dindon de la farce, aujourd’hui c’est envers Mahamat Nouri et L’UFDD que les manigances se font.


Tchad: la démesure du ganglion
LA DEMESURE DU GANGLION



Le Tchad notre pays va mal. Comme d’habitude les lacunes sont faites par une certaine égérie en mal de patience. Pourtant les nombres d’années passées comme opposants ou rebelles devraient servir et de fait permettre une analyse relevant du concret.

Nous constatons fort hélas des tâtons qui ne voient que les nombrils de leurs nénés quand un projet ne leur sied pas. Depuis 1990 et l’avènement de l’ère Déby, notre pays a vu naître autant d’opposants de circonstance, ceux qui avec des baux familiaux se prépositionnent ça et là pour soit disant faire bonne figure, touchant leurs dîmes chez l’adversaire d’en face. Et… pourtant les mêmes fagots pérorent à longueur des textes, un verbatim à fleuret moucheté, empreint d’un tribalisme et enrobée d’une incompétence notoire.

Ces positions et ces idées émises, longtemps à contre courant de tout rouleau compresseur contre Idriss Déby nous autorisent à penser que ces personnes jouent le jeu de l’ennemi, soit en critiquant une dynamique mise en place, soit en nous sortant la fameuse girouette de l’homme neuf. Depuis 18 ans, un conglomérat des nymphos-pseudo-pessimistes passent leurs temps aux critiques les plus acerbes… La république a ses délinquants, ceux qui savent avec doigté pourrir la vie politique quotidienne des autres. Un comportement de fripouilles politiques. Fripouilles aux râlants sociaux perfides, ou simplement tribalo mercantiles.

Feu Youssouf Togoïmi fut arrosé de tous les subjonctifs, Hassaballah Soubiane de mercenaire à la solde de la Libye, Mahamat Nour Abdelkérim traité de Dindon de la farce, aujourd’hui c’est envers Mahamat Nouri et L’UFDD que les manigances se font. Alors reprenons…

Chacun de ces hommes à l’époque de leurs prises d’arme contre Idriss Déby étaient neufs par l’idée de la révolte, mais combattus toujours par l’égérie qui pense être de surcroîts la morale d’une certaine tribune. Que valent les cris d’orfraie aussi engloutis dans la bêtise des calculs, aux sacrifices de ceux qui, victimes et martyres, consentent et consomment à journée le prix du sang.

Bref ! Nous ne feignons d’ignorer qu’il peut y avoir des remarques saines, ou des incompréhensions dans une même famille politique, qui au demeurant trouvent la solution des équations dans un consensus et la raison. Mais certaines répliques et propos de bistrot n’avancent en rien les objectifs principales, à savoir le départ d’un despote. Le Tchad n’attend point un prophète, encore moins de perfectionniste avéré. Les divisions prônées par quelques personnes connues de tous, émergent et mettent à nu le vrai visage de ces saltimbanques politiques. On pérore à longueur de journée sur les Arabes, les Tamas, les Ouaddaïens, les Goranes, les Zakawas comme si le Tchad n’a que ceux là pour exister. Notre pays est riche d’une entité inimaginable alors de grâce… rendons aussi hommage à toutes les ethnies composantes de la nation tchadienne qui endurent et éprouvent dans la dignité, le silence et la sagesse. Hommage à mes frères de la Tandjilé, du moyen chari, des deux logones, du guéra, du Mayo kébbi, du Kanem. Pour eux l’homme neuf est celui qui fera partir Idriss Déby qu’en déplaisent aux assujettis des portes feuilles et autres portes serviettes.

Il faut reconnaitre le mérite de celui par qui une dynamique se fait. Nous portons volontiers les idéaux contre Idriss Déby religieusement, quelque soit les perfides qualificatifs de bas étage que l’on nous attribue. Mahamat Nouri et les autres leaders sont là pour défier ce système tentaculaire qui abreuve cette morale là par sa moelle épinière. J’éprouve à le dire que dans la pêché se délecte la foi et panser les erreurs. L’homme de foi ne dépouille jamais le pêcheur de son humanité. Sans pardon ni miséricorde, l’autre est vidé de sa sève et il y’a inconséquence à passer de la foi à l’anéantissement verbal du prochain sans vergogne. On s’éprend à ogrifié son prochain comme si personne ne peut changer. Même la teigne perd de sa pugnacité au frais de la nature.

Dans la conception de la foi, seul Dieu est en mesure de décider du devenir et de l’avenir. Alors pour faire aboutir un projet qu’on nous exempt de l’idée ou tout doit passer par les liens biologiques, génétique ou encore la danse des ripoux. Que ceux qui dans la religion civile entendent tout faire capoter sachent qu’ils seront mis hors d’état de nuire. Personne ne doit ignorer que s’il existe un scandale du mal, il doit aussi y avoir un mystère du mal.

L’assassin et le traitre, par leur acte atroce se retranchent toujours derrière un mobile. Et il ne nous appartient pas, à nous de les suivre dans cet exemple sous peine de passer à notre tour pour la nature abject de ces forfaits. La démesure du ganglion fait toujours mal quand on ne soigne pas la tumeur qui l’engendre.



MAHAMAT ASSILECK HALATA



Ben ASSILECK Mahamat



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