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Tchad : le président sous le choc après une descente en pleine nuit dans un hôpital


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 10 Août 2019 modifié le 10 Août 2019 - 17:04



Tchad : le président Idriss Déby sous le choc après une descente en pleine nuit dans un hôpital. © PR
Tchad : le président Idriss Déby sous le choc après une descente en pleine nuit dans un hôpital. © PR
Le président de la République Idriss Déby a effectué vendredi nuit vers 21 heures, une descente inopinée aux services des urgences de l’hôpital général de référence nationale. Il a constaté la mauvaise prise en charge des blessés admis aux urgences et le mauvais comportement social du personnel soignant.

"Les hommes en blouse blanche qui semblent rêver, se rendront très vite à l’évidence. Ils ont en face d’eux le chef de l’Etat. Trop tard. Il est difficile pour eux de cacher la réalité. Cette réalité macabre dans la prise en charge des malades admis aux urgences. Le président de la République qui a eu la puce à l’oreille a décidé de venir voir lui-même la face cachée de cette structure, dont les services sont décriés par la population", indique la Présidence.

A la réception de l'hôpital, le président a posé des questions sur le nombre des malades admis en urgence et l'a constaté dans le registre. Idriss Déby s'est ensuite rendue au service de petite chirurgie où "il a failli reculer, tellement, l’odeur est nauséabonde et irrespirable". On lui propose un cache-nez, le chef de l’Etat refuse.

Le constat est indescriptible, les malades sont couchés à même le sol. « Vous n’avez pas des lits dans ce pavillon d’urgence ? », interroge le président de la République. On lui répondra par un silence de cimetière, tellement l’évidence explique tout.

Le président s’arrête devant un malade. « Que est-ce qu’il a ? », demande-t-il. Réponse : « C’est un malade mental qui a reçu une balle ». « La balle est-elle extraite ? Est-ce qu’on a fait la radio ? », insiste le président de la République. C’est la cacophonie dans la réponse. « On attend le résultat de la radio », rétorque l’un, « le chirurgien est au bloc renchérit », l’autre.

Les médecins de garde du jour n’étaient pas à leur poste. Le Chef de l’Etat a trouvé sur place cette nuit, deux médecins stagiaires en spécialisation, Dr Aboulkassim Oumar et Dr Brahim Ibet. Alertés par leurs subalternes, ces derniers qui se reposaient chez eux, accourent pour rejoindre leurs postes 30 minutes plus tard, mais la sécurité les stoppe net à la porte d’entrée.

La salle d’hospitalisation a constitué la 3ème étape de cette visite. Le chef de l’Etat a échangé avec quelques malades sur leurs conditions de prise en charge.

Tchad : le président Idriss Déby sous le choc après une descente en pleine nuit dans un hôpital. © PR
Tchad : le président Idriss Déby sous le choc après une descente en pleine nuit dans un hôpital. © PR
A la pharmacie, dernière étape de cette visite inopinée. Dan cette officine, les médicaments sont entreposés à même le sol et pêle-mêle. « Vous êtes désordonnés ici, mettez un peu de l’ordre », sermonne le chef de l’Etat.

« Les malades payent-ils les médicaments, avez-vous suffisamment du sang puisqu’on est aux urgences ? », demande Idriss Déby. « Non, sauf les médicaments qu’on n’a pas en stock, on prescrit les ordonnances. S’agissant du sang, la banque de sang nous fournit s’il n’y a pas de rupture », éclaire le médecin.

La visite d'inspection de l'hôpital aura durée 40 minutes, avant que le chef de l'Etat ne reparte au Palais présidentiel.

Au cours de sa descente, le chef de l'Etat était accompagné uniquement de son directeur de Protocole. Aucun proche collaborateur, aucun ministre, moins encore le directeur général de l’hôpital général de référence nationale, n’ont été informés de cette descente inopinée, précise le service de communication du Palais présidentiel.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 63205229 ; 66304389 ; 63415139  (Bureau N'Djamena)