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Tchad : les syndicalistes appellent le Gouvernement à respecter le protocole d’accord


Alwihda Info | Par - 12 Juillet 2019 modifié le 12 Juillet 2019 - 19:09



Barka Michel, porte-parole de la plateforme syndicale revendicative et président de l'Union des Syndicats du Tchad. © Alwihda Info
Barka Michel, porte-parole de la plateforme syndicale revendicative et président de l'Union des Syndicats du Tchad. © Alwihda Info
Le porte-parole de la plateforme syndicale revendicative, Barka Michel a fait, ce vendredi 12 juillet, à la Bourse du Travail, une conférence presse relative au non-respect par le Gouvernement du protocole d’accord signé avec les différentes centrales syndicales.

Le protocole d'accord avait mis un terme à la grève qui a paralysé le secteur public pendant plusieurs semaines.

La plateforme syndicale revendicative demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pour "répondre à ses revendications dans un très bref délai". Elle demande à tous les militants et militantes des organisations membres de rester vigilants et mobilisés.

Par ailleurs, la plateforme syndicale revendicative lance un appel à "toutes les autres couches sociales de la population qui croupissent dans la misère de les soutenir car cette situation n’intéresse pas que les travailleurs."

Les différentes centrales syndicales affiliées à la plateforme syndicale revendicative déplorent que la plupart des protocoles d’accord signés, entre autres la création d’un comité paritaire dans un délai d’une semaine, l’assainissement du fichier de la solde dans un délai n’excédant pas 45 jours, la finalisation de l’audit des diplômes entamé par le cabinet CGIC-Afrique International, n’ont pas été complètement satisfaits.

"Huit mois après, nous constatons que rien ne nous prouve que la fin du calvaire des travailleurs est pour demain. Le comité paritaire a été crée le 19 février 2019, environ trois mois après l’accord. Plus grave, les moyens de fonctionnement du comité paritaire n’ont pas été fournis à temps par le Gouvernement. Tout est mis en œuvre pour ralentir les travaux", indique Michel Barka.

"S’il est vrai que la plateforme reconnaît que le temps accordé au comité pour bien faire son travail est relativement insuffisant, la mauvaise foi du Gouvernement reste la principale raison du retard de la mise en œuvre de l’accord", regrette le porte-parole de la plateforme syndicale revendicative, Barka Michel.

Par ailleurs, il relève que le redressement de la situation à la fonction publique et l’assainissement du fichier de la solde, sont des problèmes sérieux qui nécessitent la volonté politique réelle du Gouvernement et particulièrement du Président de la République.

« La rétention d’information ne facilite pas les travaux. Si vous comprenez bien, les travailleurs doivent attendre que la commission qui avance à pas de caméléon termine son travail avant de déterminer le gain pourra permettre au Gouvernement d’améliorer la situation des fonctionnaires. Les problèmes restent sans solutions », martèle Barka Michel.

Les syndicalistes regrettent que les travailleurs n'aient obtenu aucune amélioration de leur situation, notamment les 35% des AGS qui n'ont pas été versés, les primes et indemnités toujours amputées, et le gel des effets financiers des avancements et reclassements. Ils affirment que les frais de transport dus aux fonctionnaires ne sont pas payés et la relecture de la loi n° 032, comme conseillé par le Bureau international du travail, n’a toujours pas eu lieu.
Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur



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