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Tchad : naissance du 211ème parti politique pour "abréger la souffrance du peuple"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 27 Août 2018



Tchad : naissance du 211ème parti politique, présidé par François Djekombé, pour "abréger la souffrance du peuple". Alwihda Info
Tchad : naissance du 211ème parti politique, présidé par François Djekombé, pour "abréger la souffrance du peuple". Alwihda Info
Le journaliste François Djékombé a annoncé ce lundi 27 août, au cours d'un point de presse à la maison des médias, le lancement de sa formation politique dénommée l'Union sacrée pour la République (USPR). La création de ce parti nourrie depuis 2013 a été freinée par des contraintes d’ordre professionnel, selon François Djékombé. Les démarches ont été reprises en 2017. Le 15 janvier 2018, la demande d’autorisation de fonctionner a été enregistrée par le ministère de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale. Sept mois après le dépôt, soit le 17 août 2018, l’USPR a été légalisée comme parti politique.

L’USPR est le 211ème parti politique légalisé à ce jour au Tchad, le 3ème parti politique à être légalisé cette année 2018 et également le premier parti à être légalisé sous la 4ème République.

L’union sacrée pour la République a ses représentants ou membres fondateurs dans 12 régions du Tchad dont N’Djamena ainsi que les provinces du Moyen Chari, du Mandoul, du Logone oriental, du Logone Occidental, de la Tandjilé, du Mayo-Kebbi Est, du Mayo-Kebbi Ouest, de Hadjer Lamis, du Batha, du Kanem, du Ouaddaï."Nous venons d’enregistrer d’autres membres dans les provinces du Borkou et du Lac. Les bureaux provinciaux de l’USPR seront installés dans les mois à venir et notre souci est de couvrir très rapidement toutes les 23 provinces du pays, déjà que nous couvrons plus de la moitié du pays", selon le président du parti.

L’Union sacrée pour la République est dirigée par un bureau exécutif national de 9 membres.

D'emblée, le président de l'USPR a déclaré que "personne n’est étranger à la situation chaotique et désastreuse que vit le peuple tchadien depuis plusieurs années. Cette situation, voulue, crée et entretenue par les libérateurs entre guillemets du 1er décembre 1990 obscurcit notre avenir et nous pousse dans notre dernier retranchement, d’où ce bonds politique nous espérons salutaire pour notre survie et celle de nos enfants."

Selon lui "face à la destruction programmée de la jeunesse tchadienne, à son infantilisation, nous n’avons pas d’autres choix que de prendre notre destin en main, en faisons ce choix politique. Si nous ne luttons pas, personne ne le fera à notre place". En outre, l'USPR exhorte le gouvernement tchadien à renouer le dialogue très rapidement avec les syndicats afin de sortir le pays du gouffre dans lequel il est plongé, disons-le, sciemment.
 
"Abréger la souffrance des tchadiens"

L'USPR a donné le ton et a choisi son camp, celui de l'opposition démocratique. Le parti n'entend pas "s'opposer pour s'opposer" ; "nous serons une force de critique, mais aussi une force de propositions ou de suggestions", a expliqué François Djekombé. Et d'ajouter que "le temps qui passe finit toujours par faire son œuvre. Mais ce n’est pas parce que ce temps fera son travail qu’il faut croiser les bras et contempler le cadran, il faut agir, se battre de toutes ses forces et toutes ses idées, espérer être témoin oculaire du changement, peu importe le temps que cela mettra."

Le jeune parti USPR a lancé ses activités ce lundi 27 août 2018 à N'Djamena. Alwihda Info/D.W
Le jeune parti USPR a lancé ses activités ce lundi 27 août 2018 à N'Djamena. Alwihda Info/D.W
"Au-delà de tout, notre but ultime est donc de parvenir à abréger la souffrance de nos concitoyens en disant halte, de manière démocratique et républicaine à cette dérive à la laquelle on assiste et qui laisse souvent pantois tout le monde. Nous venons avec un projet de société et un programme à soumettre au verdict du peuple tchadien. Il lui reviendra le moment venu, d’opérer son choix ou ses choix, en toute connaissance de cause", selon l'USPR.
 
"Une insulte envers la jeunesse"

"De quoi le régime a peur en multipliant des lois et des ordonnances tous azimuts, depuis le début de l’année ? Subitement, le pouvoir s’est rendu compte que les lois sur les partis politiques étaient mal rédigées ! Bizarre non ! On fait passer de 21 à 30 l’âge minimum pour créer un parti politique au Tchad et de 35 à 45 ans l’âge minimum pour postuler à la présidence de la République", s'est interrogé l'USPR.

Selon le jeune parti, "tout cela ajouté à bien d’autres mesures non réfléchies prises souvent par un coup de tête montre plutôt une peur bleue qui anime le régime, face au potentiel que représentent les jeunes. En disant, il faut avoir 45 ans pour diriger le Tchad, cela veut dire que le bonhomme qui a 44 ans est considéré comme immature, comme un bébé par le régime MPS, mais quelle insulte envers la jeunesse ? 

Dans les semaines à venir, le jeune parti prévoit de faire sa rentrée politique.



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