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ANALYSE

2017, une année périlleuse pour la liberté de la presse au Tchad


Alwihda Info | Par Bastonne Kagonbé Teyané - 20 Décembre 2017 modifié le 20 Décembre 2017 - 14:27


Illustration. Des micros et enregistreuses de journalistes. Crédits photo : sources
Illustration. Des micros et enregistreuses de journalistes. Crédits photo : sources
L’année tires vers sa fin. Elle est marquée par la crise socio-économique sans précédant, jamais connue. Plusieurs événements dans divers domaines ont marqué l’année. Peut être un souvenir.

Les violations graves des droits de l’Homme ont irrité durant toute l'année. Les droits de manifestation pacifique des organisations et des syndicats ont été systématiquement interdits par le ministre de la sécurité publique. Cette confiscation de liberté ramène le pays dans les années antérieures qu’ont vécu les tchadiens dans l’histoire.

Le rapport 2016-2017 d'Amnesty International a fait écho des graves violations. La dernière interdiction date du 12 décembre avec la marche pacifique que voulait organiser une coalition des organisations de la société civile. Pourtant, la constitution tchadienne en son article 27 l’autorise.

La poursuite des hommes des médias a aussi marqué l’année. Les détentions et les interpellations du Directeur de Publication du journal Le Visionnaire Allahomdoum Juda, du Directeur de Publication du Journal ‘’Mutations’’ Bairaga Malachie, Bindé Béssandé Silvère le Directeur de la Radio Nada de Moundou, l’arrestation du journaliste de la Radio Dja FM Boulga David par les agents de l'ANS pendant qu’il faisait son reportage, mis dans le coffre d’un véhicule comme une chèvre à égorger.

Le correspondant local de la radio Soleil de Pala à Gagal Sadou Bealoum a vu sa carte professionnelle retirée par le sous-préfet de Gagal Ahmat Hadjer Obi en ce mois de décembre. Alors que les acharnements contre le Directeur de publication du Journal L’Eclairage Deli Nestor Saizoumi et le Directeur de Publication du Journal Haut parleur Mbairawé Stéphane se sont perpétués.

Pour la plupart, ces poursuites sont entérinées par le service de l’Agence National de la Sécurité (ANS) qui se lance dans cet amateurisme. Le régime en place à travers ses services fermes les yeux sur la vérité en restreignant ainsi toute liberté.

A verser dans la même logique, la mise en demeure du journal ‘’Abba Garde’’, du journal Haut parleur, de la radio ‘’Albayane’’.

Dans la nuit du 16 au 17 novembre, des individus mal intentionnés ont tenté d’incendier la station radio FM Nada de Moundou qualifiée de radio des opposants. Les menacent pèsent encore sur son Directeur Bindé Bessandé Sylvaire. Ainsi sont les menaces qu’ont subi au cours de l'année et continuent de subir les hommes de médias au Tchad.