REACTION

Après Malakona Adam, Noh Adaffana le suit : grande perte pour la lutte contre les maladies ravageuses au Tchad


Alwihda Info | Par Dr Djiddi Ali Sougoudi - 22 Juillet 2018



Illustration. Un enfant boit de l'eau potable. Crédits : DR
Il y a moins de 5 mois, le Secrétaire permanent de HCNC, Organe suprême, national, pour la mobilisation des ressources du Fonds Mondial pour la lutte contre les trois Maladies (Tubeculose, VIH et Paludisme) a tiré sa révérence, nous laissant dans un grand vide. 

Survient, ce matin du vendredi 20 Juillet 218,  le décès de Noh Adaffana, un grand guerrier de l’enseignement Supérieur et un fin négociateur auprès du Fonds Mondial. 

Le Tchad perd successivement deux grands commis, plongeant le HCNC dans un désastre d’une perte de ses mémoires intellectuels ou de ses deux disques durs irremplaçables et donc les pertes causent absolument un préjudice administratif pour toute une nation éplorée et à genoux.

Deux supra-ordinateurs du système HNCC s’écroulent et se mettent hors d’usage par la volonté suprême de notre Créateur Allah (soubhannah wa taalla).

Tout ce que Dieu décide n’est qu’une volonté inviolable pour nous tous, les mortels de ce bas-monde, bas-Monde qui ne vaudra pas un cabri mort et desséché selon les hadiths de notre Saint Prophète Mohamed (Paix et salut sur lui).

Les rencontres sont certes fortuites et les séparations sont souvent subites et irréversibles. J’ai rencontré et connu ces deux monuments dès ma nomination au Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). 

J’ai trouvé en eux deux intelligences élevées et deux forcats du travail bien fait. Ils m’ont ébloui par leur nationalisme débordante et par leur labeur pour la cause du Tchadet des tchadiens meurtris par trois grands fléaux nécessitant des ressources énormes à rechercher partout. 

Malakona et Noh sont d’extraordinaires commis, travailleurs sans autre paire que la leur. 

Lorsque les cessions de HCNC débutait, la voix de stentor de Malakona résonnait dans la salle de réunion sans besoin de micro. 

La voix scandante et d’un calme olympien d’Adaffanah prenait la suite. Ainsi le décor se plantait de lui-même dans un sérieux de recueillement religieux où les auditeurs recevaient les informations dignes d’un cours magistrale universitaire. Noh lui-même est un professeur d’université du Tchad. 

Je présente toute ma compassion et mes condoléances les  plus attristées à la famille et aux enfants de Noh Adaffanah.

Dr Djiddi Ali Sougoudi 
Médecin infectiologueet paludologue
Coordonnateur du PNLP

Dans la même rubrique :