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Budget 2018 : l'assemblée nationale a réclamé une augmentation d'1,8 milliards FCFA


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 8 Janvier 2018 modifié le 8 Janvier 2018 - 02:40


Le précédent Ministre des finances et du budget, Christian Georges avait estimé qu'il était impossible d'apporter des modifications au niveau de l'enveloppe budgétaire en cette période de crise économique et financière.


Le président de l'Assemblée nationale, Haroun Kabadi.
Le président de l'Assemblée nationale, Haroun Kabadi.
N'Djamena, Tchad - Le 15 décembre dernier, la Commission des finances et du budget a auditionné le questeur sur le projet de budget de l'Assemblée Nationale pour l'exercice 2018. Le projet du budget de l'Assemblée Nationale pour l'exercice 2018 avait été évalué en dépenses à la somme de 16,507 milliards de FCFA contre 14,685 milliards de FCFA prévus dans le projet de budget de l'Etat pour le même exercice.

Le questeur avait indiqué que l'Assemblée Nationale éprouve d'énormes difficultés à assurer le fonctionnement normal de l'institution en raison de la sous-évaluation du budget 2017 et justifiait l'augmentation de 1,822 milliards de FCFA par l'accroissement des dépenses des biens et services, le transfert des charges directement liées au personnel dans les subventions et quote-parts.

Par correspondance n°554/PAN/Q/2017 du 20 décembre 2017, le Président de l'Assemblée Nationale, après concertation du bureau, avait saisi la Commission aux fins de tenir compte de l'intégralité du montant, soit 16,507 milliards de FCFA du projet arrêté par le bureau dans l'évaluation du budget général de l'Etat. Après échange, la commission avait estimé que la demande du bureau de l'assemblée nationale était fondée. Cependant, compte tenu de la situation économique difficile que traverse le pays, "la demande n'est pas sans conséquence sur le budget de l'Etat 2018".

Le précédent Ministre des finances et du budget, Christian Georges avait estimé qu'il était impossible d'apporter des modifications au niveau de l'enveloppe budgétaire en cette période de crise économique et financière. Toutefois, il promettait que le gouvernement prendrait en compte cette préoccupation dans une éventuelle révision de la loi des finances si le contexte économique du pays venait à s'améliorer.