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POINT DE VUE

Centrafrique : Arrêtons la mauvaise foi


- 11 Février 2014 modifié le 11 Février 2014 - 21:31


L’Internet et les nouvelles technologies de l’information doivent permettre aux Centrafricains de réduire les distances et différences qui les séparent afin d’harmoniser à la fois leurs démarches et messages de paix et réconciliation, voire programmes politiques. Ce n’est une insulte à personne. Car il y a une démission de ceux qui connaissent l’histoire de la folie politique en Centrafrique (les ainés ou anciens), et qui ne veulent pas la raconter clairement, au détriment de ceux qui doivent chercher à mieux comprendre cette histoire (les jeunes) pour ne pas la répéter. Le problème de compréhension entre Centrafricains dans la recherche de paix, de réconciliation nationale et de développement du pays doit mériter notre attention pendant ce moment de mondialisation de l’information. Certains « internautes-intellectuels. Ils lisent avec un esprit sélectif. Cela constitue un fléau politique et intellectuel qui risque de retarder pour longtemps le changement politique ainsi que le dialogue inclusif pour la paix et la réconciliation en Centrafrique. Les querelles de clocher auxquelles nous sommes habitués sur le Net n’augurent en rien que les Centrafricains ont des opinions divergentes sur la gestion politique de leur pays. Chacun tire sur la couverture politique pour seulement justifier sa motivation ethnique ou clanique d’accaparer le pouvoir d’état en Centrafrique. Au nom de la paix arrêtons le clanisme, de l’ethnocentrique, le régionalisme. Autrement dit, ces comportements témoignent-ils de la mauvaise foi, de l’ignorance ou de l’analphabétisme ? Nous savons aussi raisonner sur papier comme les autres peuples qui ont connus la civilisation occidentale. Aussi, les conflits dans notre pays ont-ils permis quand même à un bon nombre d’entre nous d’aller en aventure, de vivre dans les pays des autres, de s’alphabétiser et de faire l’expérience du respect de l’autre dans la différence. Ainsi, cela doit nous permettre de faire un transfert de connaissance adapté à nos « réalités Centrafricaines » afin d’avancer dans notre recherche de paix en commun. Il est temps d’abandonner ces échanges acerbes et autres qui n’avancent en rien les causes de nos populations meurtries par des conflits.
 
Le Net représente un tribunal mondial ou les uns et les autres peuvent s’informer, se faire entendre et défendre des idéaux qui puissent avancer l’humanité.
 
Les insultes et autres manquements criards sur les actualités de notre propre pays est une question sérieuse d’analphabétisme et de mauvaise foi qui doivent trouver des solutions adéquates au niveau éducationnel. Et cela si nous voulons construire une Centrafrique de demain avec toutes les voix, opinions et tendances
 
politiques. La communauté internationale dont nous saisissons et invoquons tous les jours pour nous assister dans la résolution de nos conflits ne nous jugera qu’a partir du sérieux de nos propos/écrits. Et aujourd’hui l’Internet est ce coin ou la communauté internationale va puiser l’information pour agir. Alors rendons service à notre pays par des échanges sains et édifiants! C’est la compréhension mutuelle qui importe.
 

 
Simon Koitoua.



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