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TCHAD

Conflits éleveurs-agriculteurs au Tchad : Dr. Allah-Ridy Koné propose un code de bonne conduite


Alwihda Info | Par - 15 Janvier 2021


Dr Allah-Ridy Koné propose un code de bonne conduite pour mettre un terme aux conflits entre éleveurs et agriculteurs dans le Mayo Kebbi géographique.


Le président de KODOMMA International, Dr. Allah-Ridy Koné. © DR
Le président de KODOMMA International, Dr. Allah-Ridy Koné. © DR
Les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs dans le Sud-Est du Tchad inquiètent les leaders politiques et les chefs traditionnels du Mayo Kebbi-Est. Interrogé ce jeudi par Alwihda Info sur la recrudescence de ce conflit entre éleveurs et agriculteurs dans le Mayo Kebbi Est, le président de KODOMMA International, Dr. Allah-Ridy Koné -dont l'association a pour vocation d’œuvrer dans la promotion de la culture de peuple Mousseye – Marba- propose un code de bonne conduite pour mettre un terme aux conflits entre éleveurs et agriculteurs dans cette partie du Tchad.

« Nous, les communautés de Mayo Kebbi Est, devons unir nos efforts pour le maintien de la paix et la cohésion pacifique. Dans ce conflit, il n’y a ni vainqueur ni vaincu, c’est le Tchad qui perd », affirme Dr. Allah-Ridy Koné.

Ces conflits intercommunautaires ont provoqué une cinquantaine de morts en moins de trois semaines, en décembre 2020 dans le Mayo Kebbi Est. Ils ont fait également une dizaine dans la Tandjilé Est au Sud du Tchad. Cette structure associative dénommée KODOMMA International a largement contribué au maintien de la paix et de la cohésion sociale dans le Grand Mayo Kebbi et la Tandjilé en parvenant à résoudre les conflits d'Illi et de la Kabbia dans le Mayo-Kebbi Est, ainsi que ceux du département de Mayo Dallah dans le Mayo Kebbi-Ouest.

Le Président de KODOMMA International, Dr. Allah-Ridy Koné souligne que le seul défi à relever est de chercher à pallier définitivement à ces conflits intempestifs dans la société et rétablir les sinistrés issus du conflit dans le département de la Kabbia. « Nous lançons un appel perçant aux autorités administratives, aux forces de maintien de l’ordre, aux chefs traditionnels et religieux, aux sociétés civiles, et toutes personnes susceptibles de nous accompagner dans cette œuvre de consolidation de la paix en pays Banana », souligne-t-il.

Selon Dr. Allah-Ridy Koné, la sensibilisation sur la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble doivent faire leur chemin pour renforcer la cohésion sociale. « Nous devrons porter à la connaissance des éleveurs et agriculteurs un code de bonne de conduite dans lequel on va tracer les couloirs de transhumance. Et les agriculteurs devront respecter ces couloirs de transhumance. Les éleveurs feront en sorte de contenir leurs bovidés pendant la période de récolte. Il faut inculquer aux éleveurs et aux agriculteurs le règlement d’un contentieux par le dialogue. En cas de destruction d’un champs, les techniciens seront dépêchés pour évaluer le dégât et puis un dédommagement sera versé », explique le président de KODOMMA International.

Les évêques du Tchad ont relevé la veille de Noël de décembre 2020 que ces conflits tuent plus que le Covid-19 et ont interpellé le chef de l’État Idriss Déby Itno. 

Le Sud du Tchad, au climat et à la végétation plus cléments, attire depuis longtemps les éleveurs des zones sahéliennes désertiques du Nord, et est une région de transhumance. Certaines communautés nomades arabes s'y sont installées de longue date et s'opposent aux agriculteurs autochtones dans des conflits fonciers. Les conflits entre communautés sont fréquents dans le sud du Tchad où de nombreux habitants sont armés.

« Cette prise de position en faveur d’une communauté faite par le président de l’UNDR, Saleh Kebzabo à Baktchoro n’est pas digne d’un leader politique qui aspire diriger ce pays un jour. Notre tournée dans la zone en tant que cadres du MPS vise à régler ce dérapage. Le Tchad n’a pas besoin de tel dérapage susceptible de menacer la paix sociale », affirme Dr. Allah-Ridy Koné.

Ces conflits opposent principalement les éleveurs nomades et cultivateurs autochtones sédentaires, qui accusent les premiers de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux.
Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur



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