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France: Sarkozy dans la confusion de Bettencourt!!


Alwihda Info | Par - 23 Novembre 2012


Une confusion induite par l'orthographe de Bettencourt serait à l'origine de l'enquête dont fait l'objet Nicolas Sarkozy. «A peine croyable !» Les explications de Me Thierry Herzog, ce vendredi sur Europe 1, ont laissé le journaliste Jean-Pierre Elkabach pantois.


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 Selon l'avocat de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy a été victime d'une confusion entre la milliardaire Liliane Bettencourt et l'ex-otage des Farc Ingrid Betancourt. Auditionné pendant douze heures jeudi sur un présumé financement illicite de la campagne présidentielle de 2007, ce dernier est sorti sous le statut de témoin assisté du bureau du juge Gentil.

«Le juge a écrit que le nom était mal orthographié mais il est bien orthographié»

Les juges d'instruction en charge de l'affaire d'abus de faiblesse à l'encontre de l'héritière de l'Oréal, avaient relevé dans des agendas de l'ex-chef de l'Etat, à la date du 5 juin 2007, juste après l'élection présidentielle, un rendez-vous «Betancourt» dans son agenda. «Lire pendant des mois qu'il y avait des rendez-vous secrets, c'est une honte, dénonce le conseil de Nicolas Sarkozy. Le 5 juin 2007, il a rencontré la famille Betancourt, avec cette orthographe (il épelle le nom), dans le cadre de la libération d'Ingrid Betancourt.»

Selon lui, «le juge a écrit que le nom était mal orthographié mais il est bien orthographié, il s'agissait de la famille d'Ingrid Betancourt (ex-candidate à la présidentielle colombienne, otage des FARC libérée en juillet 2008, ndlr)», assure l'avocat. «Le juge l'a reconnu. Cette confusion, c'est ainsi. Il n'y a aucun lien entre des réunions à l'Elysée et l'affaire Bettencourt.»

Pour un autre rendez-vous, avec la vraie Liliane Bettencourt cette fois, le 5 novembre 2008, Me Herzog a confirmé que Sarkozy avait reçu «un quart d'heure la première contribuable de France venue lui demander audience», en compagnie de leurs conseillers respectifs, et jugé «injurieux» de penser qu'un abus de faiblesse ait été commis à cette occasion.

En conséquence, Thierry Herzog considère que «cette affaire n'existe plus. C'est une affaire Bettencourt - Banier. Il en reste ce qu'il peut en rester quand vous êtes président de la République et que Mme Bettencourt vous demande audience alors qu'elle est la première contribuable de France».

Du témoin assisté au non-lieu ?

L'information judiciaire reste ouverte pour «abus de faiblesse, abus de confiance aggravés, escroqueries aggravées au préjudice» de Liliane Bettencourt. «On imagine le président abuser de la faiblesse de Mme Bettencourt ? C'est injurieux !» souligne Me Herzog. Si l'ancien président est placé sous le statut de témoin assisté et non de mis en examen, cela signifie que les juges n'ont pas assez d'éléments pour établir sa culpabilité. En conservant ce statut jusqu'à la fin de la procédure, Nicolas Sarkozy bénéficierait automatiquement d'un non-lieu. «Par définition, un témoin assisté ne peut faire l'objet d'un quelconque procès», rappelle le conseil de l'ancien président.

En avril, Nicolas Sarkozy avait relevé que des rencontres avec André Bettencourt, l'ex-époux de Liliane Bettencourt décédé en 2007, dont il était proche politiquement, étaient «bien sûr» possibles. Mais «quel est le problème, quelle est l'histoire, quelle est l'information ?» avait-il demandé.

L'ex-président n'en a peut-être pas fini avec la justice. Une enquête préliminaire sur des sondages commandés par l'Élysée pendant sa présidence a été ouverte. Son nom apparaît aussi dans l'affaire Karachi, qui concerne un possible financement occulte de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur, en 1995.



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