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Hinda Déby : "Nous devons nous rapprocher davantage de nos concitoyens"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 15 Juin 2019 modifié le 15 Juin 2019 - 17:53



La Première Dame Hinda Déby, le 15 juin 2019 lors du lancement de son agenda d'action 2019-2023.
La Première Dame Hinda Déby, le 15 juin 2019 lors du lancement de son agenda d'action 2019-2023.
La Première Dame Hinda déby a lancé vendredi son agenda d'action 2019-2023 au Palais du 15 janvier, à N'Djamena, dans le cadre de son mandat d'ambassadeur spécial D'ONUSIDA.

Elle a détaillé son plan d'action et son projet qui vise à "voir naitre dans les villages et villes des regroupements de citoyens ordinaire, hommes et femmes identifiés par les communautés elles-mêmes et qui veilleraient à tout ce qui peut contribuer à la qualité de vie."

D'après elle, "le choix sera porté sur des hommes et des femmes d’un certain âge, respectueux et respectables. On les appellerait les Marraines du Quartier pour les femmes et les hommes Boucliers pourquoi pas ?".

"Nous devons nous rapprocher davantage de nos concitoyens et de nos communautés qui ont d’ailleurs  l’obligation de s’approprier de toutes les questions liées à leur bien-être et à leur épanouissement", a-t-elle souligné.

Hinda Déby a déploré l'absence de visibilité et de résultats probants malgré "tant de ressources investies dans les secteurs sociaux".

La malnutrition

Selon la Première Dame, "les effets de la malnutrition sur la croissance de l’enfant et même à l’âge adulte nous interpellent tous". Elle a appelé à "ne ménager aucun effort pour protéger nos enfants en les nourrissant mieux, en les faisant vacciner."

"La croissance commence dès les premières heures de la vie, c’est vous dire que la mère aussi doit être bien nourrie, se faire suivre pendant la grossesse et accoucher dans un centre de santé. Tous les enfants doivent être enregistrés", a-t-elle relevé.

Hinda Déby a invité les familles à faire enregistrer les enfants à l'état-civil, "seule façon de les protéger".

Eliminer la transmission du VIH

D'après Mme Saklar Djimadoungar, consultante pour le Projet des 10 communes de la ville de N’Djaména, le taux de prévalence du VIH à N’Djaména reste très élevé notamment dans le 8ème et 1er arrondissement de la capitale.

Le professeur Abdelsalam Tidjani a conseillé aux mères de faire allaiter exclusivement au lait maternel leurs progénitures, dès la naissance jusqu'au 2ème anniversaire de l’enfant, soit pendant 1.000 jours. D'après lui, « le lait maternel est l’aliment le plus complet ».

Le point focal de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le développement (OPDAD), Mme Ngarbatina Carmel Sou IV, a relevé que l’agenda 2019-2023 de la Première Dame a pour objectif ultime de contribuer à l’élimination de la transmission du VIH-SIDA de la mère à l’enfant, en réduisant drastiquement la malnutrition tout en impliquant la communauté de base.

Impliquer le secteur privé

Hinda Déby a estimé que  le secteur privé "doit s’impliquer amplement dans ce combat" et que "les maires des communes ne sauraient tout attendre des tiers". 

"Les communes devraient et doivent pouvoir mobiliser toutes les ressources, en prévoir dans leur budget  comme cela se fait sous d’autres cieux. De même, les Relais communautaires qui incarne  une nouvelle vision de la vie dans nos carrés, quartiers et communes doivent se mettre résolument au travail", a-t-elle précisé.

Le Tchad s'est engagé à éradiquer le VIH d'ici 2030.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 63205229 ; 66304389 ; 63415139  (Bureau N'Djamena)