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AFRIQUE

L'ONU condamne les attaques terroristes au Tchad et au Cameroun


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 4 Août 2020


Des pirogues immobilisées au bord des rives du Lac Tchad. Illustration © Alwihda Info
Des pirogues immobilisées au bord des rives du Lac Tchad. Illustration © Alwihda Info
Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a fermement condamné lundi les « attaques odieuses » contre des civils dans la province du Lac au Tchad le 31 juillet et dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun le 2 août.

Ces attaques ont entraîné le meurtre et l'enlèvement de nombreux civils, notamment des femmes, des enfants et des personnes déplacées qui avaient fui les violences, a précisé le bureau du porte-parole du chef de l’ONU, cité par ONU Info.

« Les responsables de ces atrocités doivent être tenus pour responsables », a souligné le porte-parole adjoint du secrétaire général qui a rappelé que le droit international relatif aux droits de l'homme et le droit international humanitaire doivent être pleinement respectés et que tous les civils au Cameroun et au Tchad doivent être protégés.

« L'Organisation des Nations Unies continue d'appuyer fermement les pays du bassin du lac Tchad dans leurs efforts pour vaincre le fléau du terrorisme et relever les défis sécuritaires, politiques, humanitaires et socio-économiques de la région », a ajouté le porte-parole adjoint du secrétaire général.

Vendredi dernier, une attaque présumée de Boko Haram a fait au moins 10 morts (huit hommes et deux femmes) dans le village de Kalam, situé dans la sous-préfecture de Ngouboua, dans la province du Lac au Tchad.

Dimanche matin, des insurgés présumés de Boko Haram ont tué au moins 16 personnes et en ont blessé sept autres dans une attaque à la grenade contre un camp de personnes déplacées au nord du Cameroun.

L'insécurité et la violence dans la province du Lac, depuis le début de l'année, ont entraîné le déplacement de près de 60.000 personnes supplémentaires et les besoins humanitaires continuent de croître. 236.000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays dans la province du Lac contre 169.000 à la fin de 2019.