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AFRIQUE

La Banque mondiale révèle les 9 filières agricoles les plus porteuses pour les jeunes au Togo


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 6 Octobre 2019 modifié le 6 Octobre 2019 - 07:17


La Banque mondiale révèle les 9 filières agricoles les plus porteuses pour les jeunes au Togo
Lomé - La Banque mondiale a publié ce jeudi 3 octobre 2019 à Lomé, les résultats d’une étude portant sur l’identification des filières agricoles à fort potentiel de marché et d’emploi pour les jeunes au Togo.

Les résultats ont été présentés au cours d’un atelier de validation qui a réuni des experts de la Banque mondiale, la GIZ, les acteurs agricoles, les ONG et les autorités togolaises. L’étude vise à appuyer le Togo, à évaluer les options d’inclusion économique des jeunes afin d’accroître leurs revenus et créer de nouveaux emplois.

Conduite par la Banque mondiale, avec un co-financement de la GIZ, l’enquête a permis de mettre en évidence 9 filières qui sont plus au moins prometteuses pour ceux qui veulent s’engager dans l’entreprenariat agricole.

Ainsi, les jeunes togolais gagneraient plus à se lancer dans les filières telles que l’ananas, l’apiculture, l’aquaculture, le karité, le sésame, le soja, les champignons, le fonio, ou les légumes. Comparativement, leur marge de manœuvre est réduite, quand il s’agit des filières comme le Coton, le café-cacao, et même l’anacarde.

Ceci, pour plusieurs raisons énoncées par les auteurs de l’étude. Si le coton est la première culture d’exportation du Togo, l’or blanc dont la récolte, « pénible », se fait essentiellement de façon manuelle, attirerait moins la couche juvénile, a constaté l’équipe de la banque mondiale. Le Café-Cacao, principalement destiné à l’exportation, est relégué dans la catégorie des filières les moins porteuses pour les jeunes, en raison des fluctuations répétitives des cours mondiaux.

Si cette étude est encore à l’étape des résultats préliminaires, elle devrait servir à terme, à identifier les chaînes de valeur porteuses et les besoins en investissements et en développement de compétences des acteurs afin de faire face à la problématique du sous-emploi des jeunes en milieu rural.

« La validation des résultats de cette étude est pour nous l’occasion d’initier un dialogue avec les partenaires privés et publics sur l’importance d’une meilleure inclusion économique des jeunes dans des filières agricoles », a expliqué Victoire TOMEGAH-DOGBE, ministre en charge du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

Même son de cloche chez Hawa Cissé WAGUE, Représentante Résidente de la Banque mondiale pour qui, « la promotion des chaînes de valeur porteuses contribuera à l’intégration de l’offre et de la demande de la main d’œuvre dans le secteur » agricole qui détient « un fort potentiel de croissance et d’emploi au Togo ».

Son institution est notamment active dans l’accompagnement pour une meilleure inclusion économique des jeunes au Togo à travers le Projet d’opportunités d’Emploi pour les Jeunes Vulnérables (EPV), qu’elle finance à hauteur de 9 milliards FCFA. Rappelons qu’au Togo, le secteur agricole représente environ 40% du PIB et plus de 60% des emplois.



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